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L'Usine Aéro

La bonne passe d’Arianespace

Hassan Meddah , ,

Publié le

Bonne nouvelle Première commande commerciale pour Ariane 6, démarrage en vue de la campagne de lancements de la constellation OneWeb, opportunités à saisir dans le segment militaire... Arianespace profite du nouvel engouement pour le secteur spatial.

La bonne passe d’Arianespace
L'opérateur européen Eutelsat sera le premier client commercial de la future fusée Ariane 6

Tous les voyants sont au vert pour Arianespace, ou presque. De fait, toutes les nations s’intéressent à l’espace. Le président américain Donald Trump veut constituer une force militaire spatiale, l'Inde envoyer un homme dans l'espace d'ici 2021... Dernièrement, Florence Parly, la ministre des Armées, a annoncé l’intention pour la France de renforcer sa stratégie spatial de défense. "Cela donnera immanquablement lieu à des opportunités", a confié Stéphane Israël, le président exécutif d'Arianespace.

Il s'exprimait lundi 10 septembre en marge du salon de World Satellite Business Week, qui réunit à Paris du 10 au 14 septembre le

gratin de l'industrie spatiale. Déjà, les retombées sont là. La DGA (Direction générale des armées) vient d’annoncer avoir sélectionné Ariane 6 (en version 2 boosters) pour lancer son futur satellite CSO-3 d’observation de la Terre. En décembre prochain, c’est Ariane 5 qui mettra sur orbite le premier exemplaire de cette nouvelle famille de satellites.

 

Un marché de 350 milliards de dollars

Pour le bonheur d’Arianespace, les militaires se sont pas les seuls à s’intéresser à l’espace. Les opérateurs de télécommunications, les agences du climat, les compagnies aériennes veulent aussi bénéficier des satellites… Le marché est promis à un fort développement. Selon une étude de la banque d'affaires Morgan Stanley, le marché spatial devrait tripler de taille et passer de 350 milliards de dollars actuellement à 1 100 milliards de dollars d'ici 2040.

Dans ce contexte, le patron d’Ariane 6 avait d’autres bonnes nouvelles : Ariane 6 a décroché son premier client privé. L'opérateur européen Eutelsat va confier ses cinq prochains satellites géostationnaires à Arianespace avec une préférence pour Ariane 6. Au plus tard, ces lancements interviendront en 2027. En plus de dernière commande de la DGA et d’une précédente commande de satellites Galileo par la commission européenne, cela étoffera le carnet de commandes du nouveau lanceur.

Le calendrier du premier lancement fixé à l'été 2020 est confirmé. Selon Arianespace, les industriels qui fabriquent le lanceur avancent de manière nominale dans la mise au point des principaux composants d'Ariane 6. "Nous sommes confiants dans l'avancée des programmes. Les essais pour les moteurs Vulcain et Vinci 2 se sont déroulés de manière nominale", s'est félicité Stéphane Israël.

 

La constellation OneWeb sur le pas de tir

Sur le front des constellations, les nouvelles sont également bonnes. Le contrat de méga constellations OneWeb se matérialise enfin. "Le premier lancement devrait avoir lieu entre décembre et février de l'année prochaine", a précisé Stéphane Israël. Au total, ce seront plus de 21 fusées Soyouz qui seront nécessaires pour mettre en orbite les 900 mini-satellites de la constellation qui ambitionne d'apporter des connexions Internet sur tout le globe. Par ailleurs, Ariane 6 et Vega C s’adapteront aux constellations grâce à un nouvel équipement, un dispenseur, qui leur permettra de transporter par grappes les minisatellites.

Le bilan commercial provisoire se rapproche du carton plein. Depuis le début de l'année, Arianespace revendique avoir décroché huit contrats de satellites en orbite géostationnaires sur le marché commercial sur les neuf possibles. "Cela montre à quel point Arianespace est en position forte sur le marché géostationnaire", s'est félicité Arianespace. A l’occasion du salon, Arianespace a révélé que l’agence indienne ISRO lui avait confié une commande pour 2 satellites (GSAT-30 et GSAT-31) qui embarqueront sur Ariane 5. De quoi porter son carnet de commandes à 59 lancements.

Dans ce contexte porteur, l'Europe spatiale est toutefois prise en défaut. D'une part, les commandes des acteurs institutionnels (la Commission européenne, les Etats membres, l'Agence européenne de météorologie...) restent encore en deça de leurs engagements vis à vis des industriels : soit une commande globale de 5 Ariane 6 et 2 fusées Vega C par an. Par ailleurs, l'Agence spatiale européenne est la grande absente des puissances spatiales dans le domaine du vol habité. 

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