Electronique

La bonne forme des éditeurs français de logiciels

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Après une année 2009 difficile, les éditeurs de logiciels français voient leur chiffre d'affaires rebondir vigoureusement. Mais l'émiettement du secteur en de très nombreuses sociétés reste une faiblesse face à la concurrence internationale.

La bonne forme des éditeurs français de logiciels © Rrrodrigo - Flickr - C.C.

Syntec numérique s'est adjoint les services d'Ernst & Young pour établir son propre classement des éditeurs français. Une manière de rappeler que ce syndicat professionnel n'est plus depuis longtemps uniquement celui des sociétés de services. Les principales conclusions sont sans grande surprise : prédominance d'un très petit nombre de grands éditeurs, très grand nombre de petits éditeurs.

Point intéressant, par rapport à d'autres études, les éditeurs de logiciels de jeux sont inclus dans l'étude. Le breton Ubisoft (1,038 milliard d'euros de chiffre d'affaires) peut ainsi apparaître – enfin – à sa juste place, la deuxième, derrière l'indéboulonnable Dassault Systèmes.

Et l'on pourra noter que l'autre éditeur de jeux présent parmi les dix premiers, Gameloft, appartient lui aussi à la galaxie des frères Guillemot, ainsi que "l'oubli" de Vivendi, numéro un mondial du jeu vidéo, qui détient l'ex-américain Activision Blizzard, dont les studios sont effectivement hors de France. Mais Ubisoft a également de nombreux studios dans plusieurs continents…

Rebonds vigoureux en 2009 et 2010

L'analyse des éditeurs montre la prédominance des éditeurs sectoriels (134 société sur les 297 prises en compte) face aux éditeurs horizontaux (132 pour 1,8 milliard de chiffre d'affaires, aux éditeurs de jeux (8 pour 1,3 milliard de chiffre d'affaires) et aux intégrateurs (36 pour 1,2 milliard de chiffre d'affaires).

L'étude de conjoncture est, quant à elle, riche d'enseignements. Après une année 2009 particulièrement délicate, les éditeurs ont vigoureusement rebondi en 2009 et 2010, avec des progressions respectives moyennes de 14% et de 10%. Mais les disparités demeurent. Le chiffre d'affaires du secteur "intégrateurs et services" continue de régresser (-6% en 2009, -2% en 2010), celui "particuliers et jeux", qui avait le plus souffert en 2009 (-6%), a connu le plus fort rebond en 2010 (+ 23%), devant les éditeurs horizontaux (+5% en 2009, +17% en 2010) et les éditeurs sectoriels (-2% en 2009 et + 17% en 2010).

Corolaire de ces bons résultats, les éditeurs embauchent, avec une progression des effectifs de 5% en moyenne aussi bien en 2009 qu'en 2010, prouvent que les entreprises du secteur n'avaient pas relâché leurs efforts, pour ne pas rater la reprise attendue.

Le classement

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