La BoJ n'exclura rien si elle doit encore assouplir, selon Amamiya

TOKYO (Reuters) - La Banque du Japon (BoJ) n'exclurait aucune possibilité, y compris d'abaisser davantage les taux négatifs, si elle devait prendre de nouvelles mesures de soutien, a déclaré vendredi Masayoshi Amamiya, vice-gouverneur de la banque centrale.
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La BoJ n'exclura rien si elle doit encore assouplir, selon Amamiya
La Banque du Japon (BoJ) n'exclurait aucune possibilité, y compris d'abaisser davantage les taux négatifs, si elle devait prendre de nouvelles mesures de soutien, a déclaré vendredi Masayoshi Amamiya, vice-gouverneur de la banque centrale. /Photo prise le 5 juillet 2019/REUTERS/Issei Kato

"Pour l'instant, notre hypothèse de base est que l'économie japonaise continuera de croître modérément et amènera progressivement l'inflation vers notre objectif", a-t-il dit à Reuters.

"Mais il existe divers risques baissiers et s'ils affectent la dynamique de l'économie au regard de notre objectif de prix, alors nous n'hésiterons pas à agir".

Le conflit commercial sino-américain plombant les perspectives d'une économie japonaise très tournée vers l'exportation, certains analystes disent que la BoJ prendra des mesures dès ce mois-ci.

La banque centrale a expliqué que si elle devait intervenir, quatre possibilités se présenteraient à elles: enfoncer encore un peu plus les taux dans le négatif, réduire son objectif de rendement obligataire long de 0%, augmenter les rachats d'actifs, accélérer la cadence de la planche à billets.

La BoJ pourrait utiliser ces quatre méthodes individuellement, combiner certaines d'entre elles ou encore modifier leur forme actuelle, a expliqué Amamiya.

Ici comme ailleurs toutefois, les établissements financiers se plaignent que la politique de taux négatifs est préjudiciable pour leurs marges et risque de déstabiliser le système bancaire.

Conformément à sa politique dite de contrôle de la courbe des rendements, la BoJ s'est fixé un objectif de taux court de -0,1% et de 0% environ pour le rendement de l'emprunt de référence à 10 ans. Elle poursuit aussi une politique d'assouplissement quantitatif en rachetant en masse de la dette publique mais aussi des actifs plus risqués dans l'espoir d'atteindre un objectif d'inflation de 2%, lequel lui échappe constamment.

(William Mallard et Leika Kihara; Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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