La blockchain contre les œufs au fipronil… (et autres scandales sanitaires)

La blockchain aurait-elle pu nous éviter le scandale des oeufs contaminés ? Sept géants de l'agroalimentaire dont Walmart et Nestlé viennent d’annoncer un partenariat avec IBM afin d’utiliser cette technologie. Son intérêt ? Mieux tracer les produits alimentaires et identifier plus rapidement les éventuels points de contamination.

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La blockchain contre les œufs au fipronil… (et autres scandales sanitaires)

L’inventaire des aliments contenant des œufs au fipronil continue de s’allonger. Ce scandale souligne, une fois de plus, le besoin de tracer les produits alimentaires tout le long de la chaîne d'approvisionnement afin d'identifier plus rapidement les éventuels points de contamination. Une mission pour laquelle la blockchain apparaît toute désignée.

Mardi 22 août, sept géants de l’agro dont le distributeur Walmart, le logisticien McLane Company et l’industriel Nestlé ont annoncé leur alliance afin d’utiliser ensemble la plate-forme blockchain d’IBM, lancée quelques mois auparavant.

Chaque acteur de la chaîne d’approvisionnement pourra renseigner les informations concernant le produit (date de livraison à l’usine, chaîne du froid, numéro de palettes etc…) aux différentes étapes de la supply chain. La blockchain, née en 2008 avec la monnaie virtuelle bitcoin, est une technologie de stockage et de transmission d’informations. On peut la comparer à un grand registre, partagé par l’ensemble des ordinateurs d’un réseau, où il est impossible de modifier une information sans le consensus de tous les ordinateurs.

Walmart, Nestlé et d'autres utilisent la plate-forme d'IBM

Walmart a pris de l’avance par rapport à ses partenaires. Le distributeur américain a déjà lancé un essai d’utilisation de la blockchain sur ses approvisionnements en porc fin 2016. "Collaborer avec d’autres acteurs du secteur nous permet d’aller plus loin dans l’exploration de la technologie", précise Franck Yiannas, vice-président de la sécurité alimentaire chez Walmart, dans un communiqué.

L’intérêt est également croissant en France. Fleury Michon réfléchit à cette technologie pour tracer ses approvisionnements en viande. Outre l’agroalimentaire, la blockchain intéresse également le luxe, l’automobile et d’autres secteurs pour les mêmes besoins de transparence. La blockchain est porteuse d’espoir. Toutefois la technologie en est à ses prémisses. Elle évolue très vite et n’est pas encore mature.

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