Pour éviter une pénurie, la Belgique pourrait importer de l'électricité française

Pour éviter une pénurie liée aux difficultés de plusieurs réacteurs nucléaires d'Engie, la Belgique pourrait importer 1 000 mégawatts d'électricité de France durant les mois d'hiver, a déclaré le 2 octobre devant le Parlement belge le directeur général du gestionnaire de réseau Elia.

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Pour éviter une pénurie, la Belgique pourrait importer de l'électricité française
La Belgique pourrait importer 1 000 mégawatts d'électricité de France cet hiever. /Photo prise le 4 septembre 2018/REUTERS/Thomas Mukoya

Durant les mois d'hiver, l'Hexagone pourrait bien venir au secours de la Belgique. Cette dernière envisage d'importer 1 000 mégawatts d'électricité afin de faire face à une éventuelle pénurie du fait de l'arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires, a déclaré le 2 octobre devant le Parlement belge le directeur général du gestionnaire de réseau Elia.

"Pour les mois de novembre et de décembre, la France aura une capacité disponible de 1 000 mégawatts qui pourra être exportée de la France vers la Belgique, ce qui est une bonne nouvelle (...)", a déclaré Chris Peeters devant une commission parlementaire.

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Engie Electrabel reconnaît une crise "gigantesque"

Sur les sept réacteurs nucléaires que compte la Belgique, tous exploités par le français Engie via sa filiale Electrabel et produisant normalement la moitié des besoins en électricité du pays, un seul est actuellement opérationnel. Engie a toutefois annoncé vendredi que les opérations de maintenance sur le réacteur nucléaire Tihange 1, située dans la province de Liège, s'achèveraient plus tôt que prévu, à la mi-novembre.

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Une semaine auparavant, Electrabel avait cependant dit que l'arrêt de deux autres réacteurs - Tihange 2 et Tihange 3 - allait être prolongé de plusieurs mois, au moins jusqu'en mars 2019, en raison de la dégradation du béton de certains bâtiments.

Au vu de cette "indisponibilité supplémentaire et inattendue de plusieurs centrales nucléaires pour l'hiver 2018-2019", Elia avait estimé dans un communiqué publié la semaine dernière entre 1.600 et 1.700 mégawatts le "besoin de capacité supplémentaire pour garantir la sécurité d'approvisionnement de la Belgique cet hiver".

S'exprimant lui aussi devant les parlementaires belges, Thierry Saegeman, directeur des activités nucléaires chez Engie Electrabel, a qualifié la crise de "gigantesque", ajoutant que le groupe français aidait Elia à trouver des capacités supplémentaires pour faire face à la pénurie.

avec Reuters (Sybille de La Hamaïde, Daphne Psaledakis et Bate Felix, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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