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L'Usine de l'Energie

La bataille d'Espagne

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Publié le

Avec l'entrée en lice des groupes de B-TP Acciona et ACS, et la riposte de l'énergéticien allemand E.ON, la fièvre monte autour des électriciens espagnols.

C'est « LE » territoire à conquérir. L'Espagne est devenue la cible de tous ceux qui veulent investir dans l'énergie. Depuis le 26 septembre, l'appétit des investisseurs, énergéticiens ou rois du béton, est déchaîné. Pourquoi une telle fièvre ? Parce que le secteur énergétique espagnol, encore morcelé, permet des acquisitions : les opérateurs sont d'assez petite taille, sur un marché en croissance.

« L'Espagne, qui constitue avec le Portugal une île électrique, est un marché encore réservé aux espagnols », détaille Philippe Roos, économiste au Crédit agricole. De fait, depuis l'ouverture du marché, la concurrence a été féroce... Mais seulement entre les quatre opérateurs historiques. Il n'y a pas eu de place pour les nouveaux entrants. « La seule façon d'entrer en Espagne est d'acquérir un opérateur historique », conclut Philippe Roos. D'autant que le royaume possède un autre atout : depuis la mise en place du marché ibérique de l'électricité (Mibel), entrer en Espagne, c'est aussi entrer au Portugal.

Trop de prétendants pour Endesa

Le plus courtisé des électriciens est évidemment Endesa, numéro un du pays. Le 25 septembre, Acciona, l'un des leaders espagnols du B-TP, a mis la main sur 10 % du capital de la société pour 3,38 milliards d'euros. Un an jour pour jour après le lancement d'une OPA du premier gazier espagnol, Gas Natural, sur Endesa. Et sept mois après l'entrée en lice du géant allemand E.ON, qui a, aussitôt, relevé son offre, à 35 euros par action, soit une valorisation totale de 37 milliards d'euros.

Car le madrilène Endesa est un joyau. Leader historique, il possède aussi des clés pour la France, via sa filiale Snet, troisième électricien français. Et l'Italie, où ses ventes atteignent 23 TWh (8 % du marché italien). Des positions qui intéressent tant E.ON que Gas Natural. Acciona y voit lui aussi un bon placement. « Le boom de la construction espagnole risque de se terminer bientôt. La bulle immobilière va éclater. Et les groupes de B-TP ont de l'argent à investir », estime Philippe Roos.

De fait, l'autre géant espagnol des B-TP, ACS, a lui aussi fait la une cette semaine. En devenant, le 28 septembre, un actionnaire de référence du numéro 2 espagnol de l'énergie, le basque Iberdrola, avec 10 % du capital. le coût : 3,33 milliards d'euros.

Depuis, les rumeurs vont bon train sur un rapprochement d'Iberdrola avec le madrilène Union Fenosa, le troisième électricien du pays, dont ACS est déjà actionnaire. Il se murmure même que Gas Natural pourrait s'unir au futur groupe. Bref, une vraie paëlla.

Dans ce ballet, le gouvernement espagnol tente de défendre l'idée d'un grand opérateur national. Malgré le feu vert de Bruxelles à la fusion d'Endesa et d'E.ON, Madrid a fait barrage à grand renfort de lois protectionnistes. De mesures récemment condamnées par la Commission. De son côté, E.ON, pour lequel l'acquisition d'Endesa est devenue la bataille à ne pas perdre, fait le dos rond... et se déclare déjà prêt à accueillir d'autres actionnaires dans le futur groupe .

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