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"La baisse des charges aura un effet un peu différé sur l'emploi", selon Dominique Gillier (CFDT Métallurgie)

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Publié le

Entretien Pour Dominique Gillier, secrétaire général de la Fédération générale des mines et de la métallurgie CFDT (FGMM-CFDT ), le pacte de responsabilité proposé par François Hollande va dans le bon sens et permettra aux entreprises de reconquérir des marchés. Selon lui, il faut cependant s'attendre à un effet un peu différé sur l'emploi et donc prendre dès maintenant des mesures pour préparer l'industrie à une montée en gamme.

La baisse des charges aura un effet un peu différé sur l'emploi, selon Dominique Gillier (CFDT Métallurgie)
Le secrétaire général de la FGMM-CFDT, Dominique Gillier, à droite
© FGMM CFDT

L'Usine Nouvelle - Quel est votre sentiment concernant le pacte de responsabilité présenté par François Hollande ?

Dominique Gillier - En tant que fédération d'industriels, le fait que le président de la République s'oriente vers une politique de l'offre correspond à nos attentes. Cette démarche va plus loin que le CICE, qui n'était pas assez sélectif et exonérait davantage les bas salaires. Ce nouveau dispositif concernera beaucoup plus les emplois qualifiés, ce qui est un point positif pour l'industrie où l'on retrouve un niveau de rémunération moyen plus élevé.

Quels effets attendez-vous de cette baisse de charges ?

Pour répercuter cette baisse de charges, les entreprises de l'industrie vont pouvoir investir ou baisser leur prix pour gagner en compétitivité et reconquérir des marchés et donc de l’activité créatrice d’emplois directs et induits car un emploi industriel génère cinq emplois périphériques. Contrairement à d'autres secteurs, il faut donc s'attendre à un effet un peu différé sur l'emploi de la baisse des charges. L'idée est donc d'anticiper cet effet dès maintenant par des mesures qui préparent l'industrie à une montée en gamme en s'appuyant notamment sur les trois accords importants conclus l'année dernière : l'accord sur la sécurisation de l'emploi, celui sur la qualité de vie au travail et enfin celui sur la formation professionnelle. Ces dispositifs vont d’ailleurs permettre d’agir immédiatement pour soutenir l’emploi des jeunes en alternance, avec des objectifs chiffrés, et le développement de la formation.

Quelles sont vos attentes en termes de contreparties ?

Nous n'avons pas encore un éclairage très précis des modalités de ces contreparties qu’il faudra définir dans les entreprises et les branches. Dans la métallurgie, la montée en gamme et en qualification doit s’accompagner d’une reconnaissance, notamment en termes salariaux et de carrière. C’est pourquoi nous demanderons à l’UIMM (la fédération patronale de l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie, Ndlr) d’engager immédiatement la réforme de fond de nos classifications. Pour que l’idée de pacte soit respecter il faut pouvoir vérifier la part qu’y prendront les entreprises. Il existe déjà un observatoire de branche qui pourra procéder à cette évaluation. Ces mesures immédiates doivent démontrer que les entreprises de l’industrie prennent des mesures même s'il y a un temps de latence entre les actions et les effets sur l'emploi. Il serait incompréhensible que les entreprises restent les bras croisés.

Propos recueillis par Julien Bonnet

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