L’UTC et l’Ineris renoncent au projet Certes

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Exit le Centre européen de recherche sur les technologies de l’environnement et de la sécurité (Certes) qui devait être construit à Rouvroy-les-Merles/ Rocquencourt (Oise). L'UTC et l'Ineris renoncent à construire cet équipement. Les raisons avancées par l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques), dont le siège se trouve à Verneuil-en-Halatte (Oise), sont « le retard pris, le surcoût et l’absence d’intérêt de la part des industriels ». La nouvelle fait beaucoup de bruit dans l’Oise car cet équipement présenté comme un projet pilote de « dimension européenne » avait fait l’objet d’annonces officielles.

Début 2008, les représentants de l’Etat, de l’Ineris, du conseil général de l’Oise, de la région Picardie, de l’université de technologie de Compiègne, de l’université d’Amiens et du service départemental d’incendie et de secours de l’Oise, s’étaient retrouvés pour signer en grande pompe un protocole d’accord pour la création de ce Certes. L’infrastructure représentait un investissement de 42 millions d’euros financé par l’Etat (15 millions d’euros), le conseil général de l’Oise (15 millions), le conseil régional de Picardie (7 millions) et l’Europe (5 millions). Il devait regrouper d’importants moyens d’essais destinés à répondre aux « enjeux scientifiques associés à la problématique de la sécurité industrielle », réaliser des expérimentations en matière de scénarios catastrophe (explosions, incendies, perte de confinement, etc.) et faire avancer la recherche en matière de propagation du feu, de confinement, de stockage de l’énergie, etc.

Joint par Usinenouvelle.com, l’Ineris insiste sur le fait que le projet Certes a créé une « véritable dynamique entre les partenaires » qui a « permis à des projets de se concrétiser en Picardie ». Vincent Laflèche, directeur général de cet établissement public placé sous la tutelle du ministère de l’Ecologie et du Développement durable, évoque le projet de plate-forme Steeve (Stockage d’énergie électrochimique pour véhicules électriques) dans lequel l'Ineris et l'université de Picardie Jules-Verne sont parties prenantes. Il souligne que son établissement « ne renonce pas à développer les moyens d'essai sur les technologies de la sécurité en Picardie ». Il a opté pour une « mise en réseau des communautés de recherche, plus adaptable aux besoins immédiats », à l’image de son Pôle national applicatif en toxicologie et écotoxicologie » lancé le 15 janvier 2009. Ce pôle est une mise en réseau d’établissements de recherche picards qui travaillent sur les mécanismes de toxicité des substances.

De notre correspondante en Picardie, Claire Garnier

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