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Quotidien des Usines

L’usine Mecelec de Chambéry va fermer ses portes en décembre

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Le groupe Mecelec a annoncé le transfert de ses activités savoyardes vers ses sites isérois et ardéchois. 59 emplois sont supprimés en Savoie.

L’usine Mecelec de Chambéry va fermer ses portes en décembre
Thermoplastique
© D.R.

A Chambéry (Savoie), l’usine Mecelec de fabrication de pièces de carrosserie pour bus doit fermer en décembre 2014. La direction l’a annoncé aux salariés lors d’un comité d’établissement extraordinaire le 15 septembre. Mecelec, dont le siège est à Mauves (Ardèche), est spécialiste de la transformation des matériaux composites et plastiques pour les marchés des réseaux et de l’industrie (transformation des composites thermodurcissables et injection des thermoplastiques).

La direction invoque une baisse d’activité avec l’un de ses principaux clients, Iveco. "Sur 12 millions d’euros de chiffre d’affaires sur le site de Chambéry, plus de 5 millions d’euros étaient réalisés avec Iveco, mais avec une marge nulle, explique Philippe Ribeyre, directeur général délégué de Mecelec. Nous avons entamé des discussions sur les prix avec Iveco dès 2013 et en avril dernier nous avons obtenu une révision des prix de 25 %. Mais, Iveco a repris son outillage le 31 juillet pour le transférer en Italie. Dès lors se pose la question de la rentabilité du site."

Le groupe Mecelec fait dans le même temps face à une baisse de son activité en raison du recul de la construction, le moteur principal des ventes de Mecelec pour le raccordement de réseaux. "Il nous est devenu impossible de maintenir notre filiale savoyarde à bout de bras, constate-t-il."

Fermeture de site et transfert d'activité

Le plan de la direction prévoit la fermeture de l’usine de Chambéry, le 8 décembre selon le calendrier prévisionnel actuel, le transfert de l’activité restante sur ses deux autres sites, à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs (Isère) et Mauves, la suppression de 59 emplois et une proposition de reclassement pour 50 des 59 salariés que le site emploie. "Les salariés ont exprimé leur volonté de se battre pour conserver leurs emplois sur Chambéry, une réflexion a été lancée pour examiner la possibilité de créer une Scop", précise Philippe Ribeyre. Le personnel a débrayé le lundi 22 septembre.

Sous-traitant pour Iveco bus depuis 28 ans, Mecelec perd le marché des pièces Euro 4, mais l’entreprise continue de lui fournir les pièces Euro 6. Néanmoins, son principal client actuellement est Evobus, la filiale bus de Mercedes-Benz, suivi de Renault Trucks. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 43,6 millions d’euros en 2013 et compte environ 280 salariés. Il est principalement implanté en Rhône-Alpes : à Mauves et Saint-Agrève (Ardèche), à Saint-Etienne de Saint-Geoirs (Isère), Chambéry (Savoie) et Corbas (Rhône).

Créée en 1934, c’était à l'origine un spécialiste de l'équipement de réseaux électriques, puis à la fin des années 1950, la société a choisi le polyester pour la fabrication de matériels de raccordement électriques. En avril 2012, Mecelec avait racheté Sotira Automotive, le plan de licenciements économiques avait alors fait passer le nombre de salariés de 89 à 59. Il a acquis en juin 2014 la société Besacier à Corbas (Rhône), son fournisseur depuis 2012.

Dorothée Thénot

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