L'usine girondine de Flextronics rayée de la carte ?

Après Châteaudun (Eure-et-Loir), c'est le site de Canéjan, près de Bordeaux, que le groupe américain d'électronique risque de fermer. Les salariés seront fixés en fin de semaine sur le sort de l'usine.

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C?est à la fin de la semaine, probablement vendredi, que les salariés de l'usine Flextronics (ex-Solectron), implanté à Canéjan, en Gironde, seront fixés sur leur sort. François Barbier, le patron de Flextronics France devrait annoncer sa décision : soit purement et simplement fermer le site qui emploie 540 salariés, spécialisé dans la fabrication de cartes électroniques, soit tailler dans les effectifs en supprimant 250 emplois.

A peine nommé, François Barbier, a réservé l'une de ses premières démarches pour le site girondin. Hier il s'est rendu à Canéjan pour rencontrer dès 9 heures du matin les cadres de l'entreprise. A 11 heures, tenue d'un comité d'entreprise extraordinaire et dans l'après-midi rencontre avec les organisations syndicales. Le propos de François barbier a été sans ambiguïté.

Le groupe américain de sous-traitance électronique Flextronics, qui vient d'avaler Solectron, compte fermer en France l'unité de Châteaudun en Eure-et-Loir, début 2008 (Quotidien des Usines 21/09/2007). Quant à l'unité de Canéjan, elle ne serait pas rentable. Même les deux gros marchés conclus avec Schneider et Thalès ne le seraient pas. Hier, François barbier a indiqué qu'il faisait cette semaine un tour des clients de l'usine girondine.

D'ici le 9 octobre, il annoncerait sa décision. Du côté des syndicats, le sentiment que l'affaire est pliée, prévaut. « Nous n'avons pas bon espoir. Nous avons l'impression que la décision de fermeture est déjà prise » confie Maurice Bonnet, délégué syndical CFDT. Pas question de se laisser abattre. Les syndicats veulent croire à une solution de reprise. Et de citer des sous-traitants électroniques, tels Lacroix, Asteel, Cofidur ou Oléane, qui pourquoi pas pourraient être intéressés. Les arguments sont prêts. « Notre site dégage 10 millions de dollars par trimestre de chiffre d'affaires. Et nos activités électroniques de petite séries qui n'ont pas vocation à être délocalisées peuvent intéresser d'éventuels repreneurs » martèle Maurice Bonnet. En attendant, les salariés restent suspendus à la venue de François Barbier cette fin de semaine.

De notre correspondante en Aquitaine, Colette Goinère

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