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Quotidien des Usines

L’usine Germanaud à Blois condamnée à la fermeture

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Le groupe Turenne-Lafayette veut fermer l'usine Germanaud de Blois (Loir-et-Cher) et transférer la transformation de jambon vers d'autres sites. En grève depuis mardi 15 mars, les salariés bloquent la production.

L’usine Germanaud à Blois condamnée à la fermeture © D.R.

Cela fait près de quatre ans que la fermeture était évoquée. Le groupe Turenne-Lafayette, en quête d'un partenaire industriel pour remplir ses lignes de production, a fini par jeter l'éponge : l'usine Germanaud de Blois (Loir-et-Cher), qui emploie 105 salariés permanents, fermera en août 2016. Aussitôt le personnel s'est mis en grève et la production est bloquée depuis mardi 15 mars au matin.

Des propositions de reclassement devraient être adressées à une partie des 105 salariés, vers d'autres usines du groupe, à savoir Goussainville (Val-d'Oise) et Feytiat, près de Limoges (Haute-Vienne).

Mince espoir de reprise

Il reste l'espoir de trouver un repreneur, mais les salariés ne se font guère d'illusion, car l'usine est en vente depuis 2012. Elle avait déjà failli fermer fin 2013. La CGT et Force Ouvrière dénoncent l'absence d'investissements dans cette usine depuis plusieurs années. Les deux syndicats veulent contraindre le groupe Turenne-Lafayette, propriétaire des marques Madrange, Paul Prédault, Garbit et William Saurin, à recréer de l'emploi industriel sur place. Ils espèrent obtenir les meilleures conditions de départ ou de reclassement possibles.

Sur place, la grève bloque la production. Germanaud prépare notamment des pavés de jambon qui sont ensuite découpés et emballés dans d'autres usines. Pour reprendre le travail, les salariés demandent une prime de 50 euros. Un représentant du groupe rencontre les délégués du personnel cet après-midi.

En 2012, Turenne-Lafayette avait déjà envisagé de céder le site blésois, repris en 2004 au groupe Paul Prédault. La production avait alors fondu de 10 000 tonnes à 6 000 tonnes par an. A l'époque, Turenne-Lafayette avait fermé un site Madrange à Albi (Tarn) entraînant la suppression de 130 emplois.

Stéphane Frachet

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