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Quotidien des Usines

L’usine de Sauveterre d’Ashland Polyester doit trouver un repreneur ou fermer

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L'usine Ashland Polyester (groupe américain Ashland) de Sauveterre près de Pujaut (Gard), qui fabrique des polymères, doit être cédée d’ici septembre sans quoi elle devra fermer. La direction débute les négociations d’un plan de sauvegarde de l'emploi de 50 personnes sur 56, le troisième depuis 2010.

L’usine de Sauveterre d’Ashland Polyester doit trouver un repreneur ou fermer © Ashland Polyester

Le responsable de l'usine Ashland Polyester de Sauveterre près de Pujaut, dans le Gard, a récemment annoncé au personnel qu’un cabinet devait trouver un repreneur pour le site d’ici septembre sous peine de fermeture. "Un plan de ré-industrialisation avait été promis avec le rapatriement de résines acryliques et de cosmétiques, mais ce projet est abandonné", indique le délégué du personnel et élu CFDT au comité d’entreprise. La direction a informé les salariés de la visite le 3 juin sur le site d’un repreneur potentiel, dans la peinture. "Nous ne croyons pas à la cession..., nous avons demandé l’expertise du cabinet Secafi sur le contrôle du repreneur. Car lors d’un premier plan de sauvegarde de l'emploi, une activité de peinture avait été cédée et le repreneur avait licencié tous les salariés huit mois après, pour ne garder que le portefeuille client..."

Fermeture ou cession d'ici septembre

La direction d’Ashland Polyester a parallèlement débuté avec les représentants du personnel les négociations sur un plan de sauvegarde de l'emploi touchant 50 salariés sur 56 (y échapperaient deux commerciaux, deux assistants techniques et deux personnes au siège de Bezons). "La direction veut boucler ce plan au 25 juillet, indique le délégué. Les discussions sur les livres 1 et 2 du plan de sauvegarde de l'emploi doivent débuter lundi prochain." Les salariés, qui ont manifesté le 27 mai devant les grilles de l’usine, tentent de mobiliser les élus locaux. Une table ronde doit être organisée en préfecture la semaine prochaine.
Le site gardois en est à sa troisième réduction d’effectif depuis 2010. Ashland Polyester réalisait alors un chiffre d’affaires de plus de 59 millions d’euros avec un résultat net négatif de près de 4 millions d'euros. Un premier plan a porté fin 2010 sur la moitié des 110 salariés, avec la fermeture de l’activité résines et du transfert d’une partie de la production vers l’Espagne. Fin 2013, un deuxième PSE a touché une dizaine de personnes. Le site est actuellement en activité partielle. "Nous travaillons seulement deux à trois jours par semaine", précise le délégué syndical.

En France, Ashland possède également un site Aqualon à Alizay dans l’Eure où sont produits des dérivés de la cellulose et sur lequel un investissement de 26 millions d’euros, - créateur de 25 emplois sur trois ans -, a été annoncé. Présent dans 100 pays, le groupe chimique américain Ashland est actuellement en pleine restructuration.

Sylvie Brouillet

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