Economie

L’usine de Gaillon menacée de fermeture

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58 des 68 salariés de l'usine Gaillon, spécialisée dans le thermoformage à Saint-Georges-de-Reneins (Rhône), seraient licenciés.

L’usine de Gaillon menacée de fermeture
Thermoplastique
© D.R.

L’entreprise de thermoformage Gaillon a annoncé sa décision de fermer son unité de production de Saint-Georges-de-Reneins (Rhône) et de licencier 58 de ses 68 salariés. La société sera transformée en simple filiale commerciale du groupe Vitasheet qui conserverait uniquement 10 personnes.

Gaillon est le dernier fabricant français de plaques de plastique de forte épaisseur qui sont ensuite thermoformées et découpées. Sa capacité de production est de 17 000 tonnes avec dix lignes d’extrusion. La société du Beaujolais a réalisé un résultat net de 5,9 millions pour un chiffre d’affaires de 15,95 millions en 2013 par suite de remontées de dividendes. En 2014, elle aurait enregistré des pertes et un chiffre d’affaires proche de 14 millions.

Transfert de la production en Italie et en Allemagne

Ce plan de restructuration s’expliquerait par la surcapacité du groupe Vitasheet dans le domaine de l’extrusion. Il disposerait de 70 extrudeuses au total. La production de Gaillon serait transférée dans deux unités du groupe en Italie et en Allemagne. Vitasheet possède deux autres entreprises en France, Axipack et Carolex emballage, l’une spécialisée dans les feuilles et pochettes plastiques pour papeterie, l’autre dans la production de barquettes et blisters. Vitasheet emploie globalement 630 employés. Le groupe a été repris en 2014 par le fonds d’investissement allemand Dubag.

Les salariés de Gaillon s’estiment victimes de l’attitude de leur nouvel actionnaire qui n’a pas investi dans la société depuis qu’il l’a reprise. "Les employés sont les premiers à faire les frais de ces licenciements au rabais, dénoncent les élus du comité d’entreprise, car ils appartiennent maintenant à un groupe de moins de 1 000 salariés qui n’est plus lié à l’obligation de revitaliser le site et de chercher un repreneur."

Dubag et Vitasheet n’ont pas donné suite pour l’instant à des projets de reprise de l’entreprise de Saint-Georges-de-Reneins présentés en particulier par l’ancienne directrice du site, Ingrid Johanis, en partenariat avec des clients de la société. Ce projet permettrait de conserver 58 des 68 salariés de Gaillon. Certains de ses employés réfléchissent par ailleurs à la création d’une Scop pour sauvegarder cet outil de production unique en France.

Vincent Charbonnier

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