L'un des plus grands producteurs américains de charbon en faillite

Le deuxième producteur de charbon américain Arch Coal s’est mis en faillite afin que sa dette soit restructurée. C’est le quatrième charbonnier américain à procéder ainsi, signe que le secteur souffre.

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Mine de charbon (Royaume-Uni) - Crédits Rakusen

Le charbon va demeurer encore pendant des années la deuxième source d’énergie de la planète (derrière le pétrole). Mais de plus en plus, comme l’affirme l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), il semblerait que son âge d’or soit passé.

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Signe fort : le deuxième producteur de charbon américain Arch Coal a annoncé lundi avoir demandé son placement sous le régime de la loi sur les faillites.

Cette disposition permettra au groupe de renégocier avec ses créanciers sa dette de plus de 5 milliards de dollars. Celle-ci provient principalement du rachat de la société International Coal Group en 2011 pour 3,4 milliards de dollars.

Mais sur l’année 2015, les prix de la tonne de charbon a perdu de 10 à 15 dollars aux Etats-Unis, ce qui n’a pas permis à Arch Coal d’honorer ses remboursements. Malgré la mise en faillite, la société assure qu’elle sera en mesure de continuer son activité extractive le temps que sa dette soit restructurée.

Ralentissement de la croissance

Arch Coal est la quatrième entreprise charbonnière depuis un an à se placer sous le régime du Chapitre 11 de la loi sur les faillites à la loi sur les faillites après Walter Energy, Alpha Natural Resources et Patriot Coal.

"De plus en plus de producteurs de charbon américains se trouvent contraints de restructurer des dettes devenues insoutenables, ce qui met en évidence le déclin structurel du secteur. La priorité doit maintenant être de restructurer le secteur de façon responsable", affirme James Leaton, directeur de la recherche du think-tank financier Carbon Tracker.

Il faut dire que la demande pétrolière mondiale est à la peine. Entre 2010 et 2013, la croissance était de 3,3 % par an. Selon les dernières estimations de l’AIE, la croissance ne serait plus que de 0,8 % par an jusqu’en 2020, la faute à la Chine dont la croissance ralentit et qui est de plus en plus sensible aux questions de qualité de l’air.

Ludovic Dupin

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