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L'Usine Auto

L'un des derniers obstacles a été levé pour la libération sous caution de Carlos Ghosn

Simon Chodorge , , , ,

Publié le , mis à jour le 20/12/2018 À 14H50

[ACTUALISÉ] Carlos Ghosn va-t-il pouvoir quitter sa cellule ? Le 20 décembre, un tribunal japonais a rejeté la demande d'extension de garde à vue du PDG du groupe Renault. Selon les médias japonais, le dirigeant pourrait donc être relâché dès le 21 décembre en échange d'une caution. Le bureau des procureurs de Tokyo a fait appel de cette décision mais les juges japonais ont également rejeté cet appel. Carlos Ghosn est poursuivi et incarcéré depuis le 19 novembre pour des faits présumés de malversations financières.

L'un des derniers obstacles a été levé pour la libération sous caution de Carlos Ghosn
Un tribunal japonais a rejeté la demande d'extension de garde à vue du PDG du groupe Renault, Carlos Ghosn.
© Olivier Martin-Gambier - Renault

Actualisation du jeudi 20 décembre, 14h50 : Un nouvel obstacle a été levé pour la libération de Carlos Ghosn. Selon les médias japonais, un tribunal a rejeté l'appel du bureau des procureurs déposé le jeudi 20 décembre. Le bureau contestait le refus du tribunal d'étendre la période de garde à vue de Carlos Ghosn. Ces derniers rebondissements ouvrent la voie à un relâchement du PDG du groupe Renault dès le vendredi 21 décembre en échange d'une caution. Cette décision du tribunal de Tokyo est une grande surprise, tant il est rare au Japon que des suspects bénéficient d'une remise en liberté sous caution.

12h35 : La libération de Carlos Ghosn n'est pas encore assurée. Cela était très probable, le bureau des procureurs de Tokyo a fait appel de la décision d'un tribunal japonais de rejeter la demande d'extension de garde à vue de Carlos Ghosn. On ignore quand ce recours sera examiné. Lorsque la défense avait fait appel, précédemment dans le dossier, pour empêcher une nouvelle arrestation, la décision avait été rendue en l'espace d'environ trois heures. La date de l'éventuelle libération du PDG dépendra de l'examen de l'appel du parquet et du montant de la caution.

Carlos Ghosn, le PDG du groupe Renault et de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, pourrait bientôt être libéré. Le jeudi 20 décembre, un tribunal japonais a annoncé le rejet d’une nouvelle demande d’extension de garde à vue du dirigeant libano-brésilo-français, ont rapporté les médias japonais. Selon la chaîne NHK, dès le jeudi 20 ou vendredi 21 décembre et sous condition du paiement d’une caution, Carlos Ghosn pourrait quitter sa cellule, en attendant son procès.  La libération du patron n’est pas encore acquise. Le bureau des procureurs de Tokyo ayant contesté la décision au tribunal.

Depuis le 19 novembre, le dirigeant est incarcéré au Japon avec son bras droit Greg Kelly pour faits présumés de malversations financières entre 2010 et 2015. Le 10 décembre, la garde à vue de Carlos Ghosn avait été prolongée avec de nouveaux soupçons portant sur la période 2015-2018. Le patron du groupe Renault est donc poursuivi pour avoir sous-déclaré ses revenus à hauteur de 69 millions d’euros au total entre 2010 et 2018. Nissan a également été inculpé en tant qu’entité morale.

À la seconde prolongation de la garde à vue de Carlos Ghosn, le 10 décembre, les médias japonais avaient estimé que le dirigeant pourrait passer les fêtes de fin d’année au centre de détention de Tokyo. L’incarcération du patron de 64 ans a parfois été critiquée comme au Liban. Et le PDG avait lui même répliqué en portant plainte pour protester contre la décision du parquet de Tokyo de le garder enfermé.

Rencontre entre Hiroto Saikawa et Thierry Bolloré

En parallèle, le conseil d’administration de l’alliance Renault-Nissan s’est réuni à Amsterdam (Pays-Bas) le 18 décembre. Hiroto Saikawa, directeur général de Nissan, et Thierry Bolloré, directeur général adjoint de Renault, ont eu un entretien en face à face en marge de cette réunion. Hiroto Saikawa a qualifié cette réunion de "positive" et "productive", selon un communiqué de Nissan. Aucune précision n'a été apportée sur la teneur des discussions entre les deux dirigeants.

Hiroto Saikawa avait appelé à des mesures pour affaiblir le poids de Renault dans l'Alliance. Il a aussi rejeté une demande soumise par le groupe français de la convocation d'une assemblée générale des actionnaires qui aurait permis à Renault d'espérer pouvoir peser sur le choix du remplacement de Carlos Ghosn à la présidence.

Carlos Ghosn maintenu chez Renault

Alors que Nissan a révoqué Carlos Ghosn dans la foulée de son arrestation, le conseil d'administration de Renault a décidé de le maintenir en fonction tout en confiant provisoirement les rênes du groupe à un binôme composé de Philippe Lagayette à la présidence et de Thierry Bolloré à la direction générale.

Selon le communiqué diffusé par Nissan, Hiroto Saikawa reste disposé à partager directement avec Renault les conclusions de l'enquête interne menée par Nissan sur des malversations présumées de Carlos Ghosn.

Avec Reuters

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