"L’UIMM est à la fois ma famille et une fédération puissante du MEDEF"

L’ex médiateur des relations inter-entreprises, Jean-Claude Volot vient d’annoncer officiellement sa candidature à la présidence du MEDEF. S’il dispose pour l’instant de la neutralité de Laurence Parisot il est loin d’être encore adoubé par l’UIMM, "sa famille".

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Jean-Claude Volot sera-t-il le candidat de l’UIMM pour briguer la future présidence du MEDEF en juillet prochain ? Il a en tous cas confié à L’Usine Nouvelle que "l’UIMM était son origine, sa famille depuis 1973" et qu’il y était "très attaché". Il dirige une entreprise aéronautique qui relève de la métallurgie. Par ailleurs, il constate que cette famille est "une des fédérations puissantes du MEDEF".

L’Union nationale des industries de la métallurgie est en effet dotée d’une forte expertise sociale dont elle fait profiter le MEDEF et reste le premier contributeur financier de l’organisation nationale des patrons. Sans être un "faiseur de roi" omnipotent, il est clair qu’un candidat qui n’a pas l’aval de la métallurgie a peu de chances de passer la barre. Mais lors de son dernier bureau, celle-ci a décidé de renvoyer la question de la succession de Laurence Parisot au début de l’année prochaine. Et elle ne donnera son aval qu’après avoir écouté les projets de fonds des différents candidats.

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Jean-Claude Volot doit donc encore convaincre sa famille qui ne l’a ni adoubé, ni rejeté pour l’instant. Par ailleurs, il affirme avoir discuté de sa candidature avec Laurence Parisot. Selon lui : "elle a été très bien". Mais la présidente actuelle lui a aussi visiblement demandé de ne pas en faire trop sur sa campagne pour ne pas parasiter les délicates négociations sur l’emploi en cours et afficher un front patronal uni. Pas de problème pour Jean-Claude Volot qui estime avoir besoin de temps pour agréger des soutiens et affiner son programme.

Les grandes manœuvres commenceront donc en janvier. Le président de Dedienne Aerospace, milite pour une rupture dans la façon dont travaille le patronat. Il faut selon lui que "les entreprises se prennent en main et résolvent leur problème au sein des filières, voir entre elles et les banques, sans tout attendre de l’Etat". A 63 ans, Jean-Claude Volot, vient de quitter la médiation des relations inter-entreprises pour revenir s’occuper de son entreprise. La démarche d’aller-retours entre des fonctions opérationnelles de dirigeant et des engagements plus institutionnels est un système qu’il soutient car cela facilite une meilleure compréhension des enjeux. Par ailleurs, Jean-Claude Volot entretient d’excellentes relations avec le ministre du redressement productif dont chaque évocation débute par un sonore : "Mon ami, Arnaud"

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