L'UE retarde le versement de l'argent du plan de relance à la Hongrie

par Gabriela Baczynska

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L'UE retarde le versement de l'argent du plan de relance à la Hongrie
La Commission européenne a dépassé sa propre date butoir pour approuver le versement à la Hongrie de plusieurs milliards d'euros issus du plan de relance de l'Union, afin de tenter d'obtenir des concessions du gouvernement de Viktor Orban en matière de respect de l'Etat de droit. /Photo prise le 5 mai 2021/REUTERS/Yves Herman

BRUXELLES (Reuters) - La Commission européenne a dépassé sa propre date butoir pour approuver le versement à la Hongrie de plusieurs milliards d'euros issus du plan de relance de l'Union, afin de tenter d'obtenir des concessions du gouvernement de Viktor Orban en matière de respect de l'Etat de droit.

La Hongrie est censée percevoir un total de 7,2 milliards d'euros de ce fonds destiné à soutenir la relance des économies du bloc après la crise provoquée par la pandémie de COVID-19.

Avant de verser les sommes prévues à chaque pays, la Commission s'attache à vérifier que chaque plan national comporte des volets suffisamment importants en matière de développement numérique et de lutte contre le changement climatique, entre autres.

Une porte-parole de l'exécutif européen a déclaré lundi que ce dernier poursuivait l'examen du plan soumis par la Hongrie et qu'un délai supplémentaire pourrait être envisagé s'il considère que "des mois plutôt que des jours" sont nécessaires.

Cette porte-parole n'a pas fourni de précisions mais Paolo Gentiloni, le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires, a déclaré la semaine dernière: "Nous travaillons sur des aspects liés au respect de l'Etat de droit."

La Commission demande depuis longtemps à la Hongrie d'améliorer ses procédures d'attribution de marchés publics afin de lutter contre les "irrégularités systémiques", autrement dit la fraude.

Viktor Orban, déjà accusé de limiter la liberté de la presse, de soumettre la justice au pouvoir politique et d'entraver la recherche universitaire, s'est récemment attiré les critiques de nombreux autres dirigeants européens en raison d'une loi, jugée discriminatoire, interdisant l'utilisation à l'école de supports éducatifs considérés comme de la promotion de l'homosexualité.

(Reportage Gabriela Baczynska, version française Lucinda Langlands-Perry)

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