L'UE moins réticente sur la fusion LSE-Deutsche Börse

FRANCFORT/LONDRES (Reuters) - La Commission européenne a toujours des inquiétudes concernant le projet de fusion entre Deutsche Börse et London Stock Exchange mais moins qu'il y a trois mois, ont déclaré mercredi les deux opérateurs boursiers.
Partager
L'UE moins réticente sur la fusion LSE-Deutsche Börse
La Commission européenne a toujours des inquiétudes concernant le projet de fusion entre Deutsche Börse et London Stock Exchange mais moins qu'il y a trois mois. /Photo prise le 14 décembre 2016/REUTERS/Staff

Les deux parties ont réagi ainsi après avoir chacune reçu de Bruxelles une "communication des griefs".

"La liste des préoccupations (de Bruxelles) s'est raccourcie", a déclaré une porte-parole de Deutsche Börse.

London Stock Exchange a réagi de manière similaire, les deux opérateurs disant vouloir continuer à dialoguer de manière constructive avec l'exécutif européen.

Les deux groupes précisent que le projet de cession par LSE de LCH SA, la filiale française de compensation de sa division spécialisée LCH.Clearnet, continue de progresser. Le projet a été annoncé le 28 septembre.

Inquiète des conséquences sur la concurrence dans un grand nombre d'activités de marché, la Commission européenne a ouvert en septembre une enquête approfondie sur le projet de fusion de LSE et Deutsche Börse, valorisé à 27 milliards d'euros.

Des sources proches du dossier LSE-Deutsche Börse ont déclaré cette semaine à Reuters que les autorités européennes de la concurrence avaient réduit le champ de leurs investigations sur le projet de fusion pour les recentrer sur la compensation des produits dérivés.

L'activité de compensation est devenu un problème majeur depuis les réformes réglementaires mises en oeuvre après la crise financière de 2007-2009, qui obligent désormais les banques à passer par un intermédiaire pour la compensation de la majeure partie de leurs transactions sur ce type de produits financiers, auparavant réalisées pour l'essentiel de gré à gré.

Une décision favorable de l'UE, qui devrait se prononcer d'ici au 13 février, ne marquerait pas la fin du processus puisque le régulateur du Land de Hesse, où Deutsche Börse a son siège, aura aussi son mot à dire.

(Andreas Kröner; Patrick Vignal pour le service français, édité par Marc Angrand)

Sujets associés

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

Le modèle coopératif façon Mondragon

Le modèle coopératif façon Mondragon

Nouveau

Dans ce nouvel épisode de La Fabrique, Nathan Mann nous dévoile les coulisses de son reportage au Pays basque espagnol. Il s'y est rendu pour nous faire découvrir Mondragon, la plus grande...

Écouter cet épisode

Vendre la Joconde, chiche !

Vendre la Joconde, chiche !

Dans ce nouveau numéro du podcast Inspiration, Stéphane Distinguin, auteur de "Et si on vendait la Joconde" sorti ce 19 janvier 2022 aux éditions JC Lattés, répond aux questions...

Écouter cet épisode

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Digital et médias, par Julie Manou-Mani

Dans le podcast "Inspiration", Julie Manou Mani, journaliste et productrice, répond aux questions de Christophe Bys. Elle revient sur sa reconversion vers le journalisme après des études...

Écouter cet épisode

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

La recherche française est-elle vraiment à la traine ?

En 2020, année de la crise Covid, la recherche française aura été au centre de toutes les attentions. En cause, l'incapacité de la France à développer son propre vaccin....

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 18/01/2022 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS