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L'Usine de l'Energie

L'ouverture de l'EPR de Flamanville pourrait être repoussée à 2019, voire 2020

Sybille Aoudjhane , , ,

Publié le , mis à jour le 01/06/2018 À 06H51

Vu sur le web Suite aux problèmes de soudure détectés, l'ouverture de l'EPR de Flamanville devrait encore prendre du retard. EDF a fait une annonce en parlant d'un possible report de quelques mois. Selon Libération, l'ouverture pourrait être repoussée à fin 2019, voire 2020. 

L'ouverture de l'EPR de Flamanville pourrait être repoussée à 2019, voire 2020
EPR de Flamanville en novembre 2016.
© Ludovic Dupin

L’EPR de Flamanville risque de voir son ouverture une nouvelle fois reportée. Ce 31 mai 2018, une réunion de la commission locale d’information (CLI) de Flamanville se tient, avec à son ordre du jour - publié sur son site internet - plusieurs points de défaillance technique détectée sur les soudures des tuyauteries principales. Il est donc prévu de faire un "point sur les écarts détectés dans la réalisation des soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur du circuit secondaire et du circuit d’alimentation normale en eau de refroidissement des générateurs de vapeur". Puis de discuter de "l’impact de l’écart dans la réalisation des soudures du circuit secondaire principal sur le planning".

Sur son site, la CLI explique cette déficience par un problème de communication : "afin d’atteindre la haute qualité de fabrication attendue, des exigences renforcées portant notamment sur les propriétés mécaniques ont été définies par l’exploitant (EDF) et le fabricant (Framatome). Or, ces exigences renforcées n’ont pas été spécifiées au sous-traitant en charge de la réalisation des soudures. Les contrôles menés lors de la fabrication en usine ont montré qu’elles ne sont pas toutes respectées pour certaines soudures". 

"Nous parlons clairement au moins de mois de retard"

Or ces problèmes pourraient avoir des conséquences sur le calendrier du projet. Thierry Charles, directeur général adjoint de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), s'est exprimé auprès du média spécialisé dans l'énergie Montel : "Nous parlons clairement au moins de mois de retard", dit-il.

Le jeudi 31 mai, jour de la CLI de Flamanville, EDF a annoncé que l'instruction du dossier des défauts de soudures se poursuivrait encore "quelques semaines". "Les conséquences sur le planning et le cas échéant, sur le coût du projet Flamanville 3 seront précisées à cette échéance", précise l'électricien. EDF confirme également que le report du démarrage du réacteur est envisagé : "Un décalage de quelques mois du démarrage du réacteur EPR de Flamanville 3 faisant partie des hypothèses envisagées, EDF se met en situation de poursuivre l'exploitation des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim jusqu'à l'été 2019."

Libération cite pour sa part une "source très au fait du dossier" qui "estime que la mise en service de l'EPR de Flamanville pourrait carrément "subir un an de retard et être reportée à fin 2019 ou début 2020". Un report de plusieurs mois alors que l’ouverture est prévue fin décembre 2018. Libération ajoute que les tuyauteries sont longues de 360 mètres et que "chaque soudure nécessite cent tours, soit six semaines de travail".

"Des défaillances humaines et organisationnelles", selon le directeur général adjoint de l'IRSN

EDF avait annoncé le 10 avril avoir détecté des "écarts de qualité" sur certaines soudures du circuit secondaire principal de l'EPR. Une annonce qui avait vivement fait réagir Thierry Charles. Le directeur général adjoint avait publié le lendemain sur le site de l'IRSN un réquisitoire contre EDF. "Ces non-conformités traduisent une maîtrise insuffisante du référentiel technique applicable par les acteurs impliqués dans la réalisation des équipements et mettent plus généralement en évidence un défaut de culture de sûreté", fustige-t-il. Et d’ajouter : "Les rapports d’événement significatif transmis par EDF mettent en évidence des défaillances humaines et organisationnelles lors de la réalisation des activités de fabrication et de montage. Ces écarts traduisent un manque de rigueur des fournisseurs dans la réalisation de leurs activités propres et dans le contrôle des activités sous-traitées."

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