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L'Usine Santé

L'Oréal se chauffe au biogaz

Publié le

L'usine belge de Libramont du leader mondial des cosmétiques utilisera, à partir de juillet, une production de biométhane. Le groupe centenaire veut réduire de 50 % ses émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2015.

Réduire de 50 % en dix ans ses émissions de gaz à effet de serre, ses déchets et sa consommation d'eau, c'est l'objectif que s'est fixé en 2005 le numéro 1 mondial des cosmétiques, L'Oréal. « Une démarche citoyenne », explique le groupe français tout juste centenaire, qui entend montrer l'exemple mais aussi réduire sa facture énergétique. « Chacun de nos sites a examiné différentes solutions : éolien, biogaz, biomasse... », explique Zack Mansdorf, le directeur hygiène et environnement. En 2005, L'Oréal a émis 230 300 tonnes de CO2 et, pour chaque produit fini, consommé 0,72 litre d'eau et généré 32,2 grammes de déchets. Depuis, le groupe a réduit de 11,5 % ses émissions en CO2, de 13 % sa consommation d'eau et de 10,1 % le poids des déchets. C'est le résultat direct des choix faits par chaque usine, comme son unité belge spécialisée dans la coloration et les aérosols : « Le site de Libramont a opté dès 2007 pour un procédé de biométhanisation, avec des partenaires belges », souligne Zack Mansdorf. « Nous connaissions les objectifs de L'Oréal et nous sommes directement allés les voir », confie Christophe Surleraux, le PDG du cabinet d'ingénierie Ecopex, concepteur du projet avec Bio-Energie Europa, qui exploite le site.

DES DÉCHETS POUR PRODUIRE 65 GWH

Le principe est simple : des déchets agricoles ou industriels mis en anaérobie dans des digesteurs produisent un biogaz, du méthane. Il alimente des moteurs thermiques et génère de l'électricité et de la chaleur. Sur 1,5 hectare acheté à L'Oréal, « l'usine de biométhanisation, d'un coût total de 11,5 millions d'euros, a été financée avec l'aide de la région wallonne et de banques », affirme le PDG d'Ecopex. L'Oréal, principal utilisateur du biogaz, n'a pas déboursé un centime !

La mise en service pilote aura lieu en juillet, avant un lancement définitif en septembre. Environ 38 000 tonnes de matières premières seront nécessaires chaque année pour générer 65 GWh de biogaz. « Dans un premier temps, 60 % proviendront de boues de laiteries, de vinasse, de glycérine, d'amidon ou d'épluchures de légumes et 30 à 40 %, de maïs ensilé. Notre objectif d'ici à trois ou quatre ans est de n'utiliser que des déchets », souligne Christophe Surleraux.

A terme, l'usine produira 24 GWh d'électricité, 18 GWh de vapeur et 7 à 8 GWh d'eau chaude. Plus de la moitié sera vendue à L'Oréal. L'eau sera utilisée pour le chauffage des bâtiments et la vapeur pour les équipements de production (chauffage, lavage et désinfection des cuves de fabrication). Bio-Energie Europa vendra le surplus d'électricité à un autre opérateur - le belge Eneco.

Selon Jacques Closset, de L'Oréal, à l'origine du projet de la centrale de biométhanisation de Libramont, ce partenariat va permettre à l'usine de cosmétiques de réduire de 84 % ses émissions en C02 et de diminuer de 10 à 15 % sa facture d'énergie. Une initiative qui devrait faire des émules : déjà, l'usine française de Saint-Quentin réfléchit à un projet similaire.

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