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L'Usine Santé

L’Oréal et Poietis s’allient pour tenter la bio-impression du cheveu

Marion Garreau ,

Publié le

Le géant des cosmétiques L’Oréal et la start-up de bio-impression 3D Poietis ont annoncé mercredi 28 septembre la signature d’un contrat de recherche de plus de deux ans. Objectif : réussir à reproduire un follicule pileux humain capable de produire un cheveu.

L’Oréal et Poietis s’allient pour tenter la bio-impression du cheveu © Alain Buu

Solutionner la perte des cheveux est un défi qui fait rêver bien des industriels. L’Oréal a annoncé le mercredi 28 septembre un partenariat qui, s’il réussit, ouvrira de nouvelles portes dans cette conquête. Le géant des cosmétiques a signé un contrat de recherche de plus de deux ans avec la start-up française Poietis autour de la bio-impression du cheveu. Leur objectif : être capable de reproduire de manière fonctionnelle un follicule pileux humain, à savoir le petit organe qui produit le cheveu.

"Réussir un tel défi scientifique ouvrira des perspectives extraordinaires", se réjouit d’avance José Cotovio, directeur du département de développement de modèles et méthodes prédictifs chez L’Oréal Recherche & Innovation. Pour autant, le grand public ne doit pas (encore) rêver. "En ligne de mire, bien sûr, il y a l’idée qu’on pourrait peut-être un jour utiliser ces systèmes folliculaires pour recréer des cheveux. Mais pour l’instant on en est très loin et on sortirait de la cosmétique pour tomber dans le domaine de la greffe et de la médecine personnalisée, ce qui pose bien d’autres contraintes."

Pour autant, L’Oréal a déjà beaucoup à gagner de la réussite d’un tel projet. D’abord, avoir des follicules pileux in vitro lui permettrait de pouvoir évaluer ses produits sur ces nouveaux modèles. Surtout, cela lui donnerait une meilleure compréhension du cheveu et de ses évolutions (pousse, chute, vieillissement). "Grâce aux connaissances que pourrait nous donner la bio-impression de follicules de cheveu, on pourra créer des molécules innovantes et avoir un ciblage beaucoup plus précis de nos produits actifs", explique José Cotovio. Autrement dit, développer des produits qui gagnent en efficacité.

Impression 4D

Si L’Oréal et Poietis réussissent à reproduire un follicule pileux fonctionnel, ce sera une première. La difficulté du défi réside dans la complexité de l’organe : sa composition est riche, une quinzaine de types cellulaires différents, et son comportement est évolutif puisque le follicule connaît quatre phases cycliques (production de fibres, dégradation, dormance puis régénération).

Les clés de la réussite résident notamment dans la technologie développée par Poietis, une start-up créée il y a deux ans : la bio-impression de tissus biologiques assistée par laser. "La bio-impression est un outil qui permet de créer des objets biologiques en déposant couches par couches ses composantes, explique Fabien Guillemot, président et directeur scientifique de Poietis, spécialisée pour l’instant dans la bio-impression de peaux. En utilisant le laser, on donne à notre technologie une résolution extrêmement élevée, c’est-à-dire qu’on peut organiser les cellules très précisément, ce qui  nous permet de reproduire des organes particulièrement complexes." Dans le cas de la bio-impression d’un follicule du cheveu, il s’agirait même d’une impression 4D puisque les cellules évoluent ici dans le temps. Une difficulté supplémentaire dans ce défi que les deux sociétés espèrent avoir relevé d’ici à 2019.

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