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L'Usine Santé

L'Oréal, chasseur de CO2

Astrid Gouzik ,

Publié le

Le géant des cosmétiques a réuni des transporteurs de différents pays et les a mis au défi de trouver des solutions innovantes pour un transport plus propre.

L'Oréal, chasseur de CO2
Victime de son succès, L’Oréal cherche des solutions pour livrer plus de produits sans polluer la planète.

Occuper la place convoitée de numéro un mondial de son secteur induit quelques contraintes, comme celle d’entraîner l’ensemble de la filière, notamment en termes de responsabilité sociale et environnementale (RSE). Depuis le lancement de son programme « Share beauty with all » en 2013, L’Oréal développe ses ambitions dans le ­développement durable. À titre d’exemple, 82 % des produits lancés en 2016 présentaient un profil environnemental ou social amélioré, en termes de formulation ou de packaging. « Historiquement, la production est le plus gros émetteur de CO2 de notre process », raconte Alexandra Palt, la directrice RSE du groupe.

Les efforts ont payé dans ce domaine. La firme a déjà réduit de 52 % ses émissions de CO2, de 55 % sa consommation d’eau et de 34 % les déchets dans ses usines et centres de distribution français (par rapport à 2005). Elle s’est donc attelée à un autre chantier, la chasse au dioxyde de carbone dans sa supply chain. « Dans notre programme de réduction des émissions de CO2, le transport est un élément important », détaille Laurent Venot, le directeur général supply chain et finance des opérations. Le premier objectif, qui était de réduire de 20 % les émissions par unité de vente et par kilomètre, par rapport à 2011, est atteint. Mais l’industriel anticipe déjà l’explosion de ses besoins en transport. Victime de son succès, L’Oréal a vu ses volumes de vente augmenter de 30 % depuis 2005. Ajoutant à cela l’inexorable essor de l’e-commerce, il enregistre une commande toutes les deux secondes dans le monde. « Aujourd’hui, nous fournissons 500 000 points de livraison à l’échelle de la planète. Et demain, potentiellement, chaque consommateur pourrait devenir un nouveau point de livraison, prévoit Laurent Venot. Face aux enjeux de l’e-commerce, nous avons dû adopter une approche plus ouverte en mettant à contribution les transporteurs. »

Plus de transport multimodal, moins de fret aérien

C’est la raison pour laquelle le groupe a organisé il y a quelques mois des « transportation labs ». Le premier s’est tenu à Paris, puis ont suivi les éditions de Dubai, de New York, du Mexique et de Shanghai. Au total, L’Oréal aura rassemblé plus de 250 transporteurs, « ceux avec qui nous travaillons déjà, mais aussi des prospects », précise François-Régis Le Tourneau, le directeur standards et ­prospective supply chain. « Nous leur présentons l’ensemble du programme Sharing beauty with all, mais aussi la volumétrie, les montants dépensés en transport… Et nous leur demandons de chercher toutes les innovations possibles pour trouver les bonnes solutions opérationnelles, explique François-Régis Le Tourneau. Nous attendons des éléments tangibles et réalistes en termes d’innovation, aussi bien des “quick wins” que des éléments de plus long terme et plus disruptifs. » L’Oréal envisage de faire davantage de transport multimodal et a engagé une politique de forte réduction du fret aérien car extrêmement polluant. Surtout, le groupe regarde de près les technologies de transport terrestre par hydrogène. Les participants aux « transportation labs » sont en train de faire leurs propositions au groupe, qui choisira les plus pertinentes. « Nous n’excluons aucune possibilité. Mais chacune doit être adaptée et faisable localement », nuance François-Régis Le Tourneau.

Pour intensifier ses efforts, le géant des cosmétiques avait déjà mis en place le « wall to wall », dédiant une partie de la surface de l’usine à certains de ses fournisseurs. Un moyen de réduire le transport et donc les émissions de CO2. Une dizaine de sites de L’Oréal sont équipés de cette solution, dont ceux de Settimo (Italie), Rambouillet (France) et Libramont (Belgique). « Nous n’avons pas pu le mettre en place pour toutes les catégories de produits, mais pour certains, cela s’est avéré efficace. Les articles de conditionnement les plus volumineux, comme les bouteilles de shampooing, arrivaient par conteneurs qui transportaient finalement beaucoup de vide », conclut Laurent Venot. 

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Usine Nouvelle N°3526-3527

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