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L’option Parisot écartée, ouverture de la vraie campagne au Medef

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La présidente du Medef a pris acte du vote du conseil exécutif qui met fin à sa possible candidature. Elle l’a jouée bonne perdante. Les autres candidats respirent.

L’option Parisot écartée, ouverture de la vraie campagne au Medef © Luc perenom - L'Usine Nouvelle

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Elle est entrée dans la salle de presse, toute de noir vêtue mais soigneusement maquillée et avec le sourire. La présidence avait appris une heure avant que le conseil exécutif du Medef n’était pas favorable à une modification des statuts qui l’aurait autorisé à concourir pour un troisième mandat.

Il s’en est fallu de peu pourtant. Sur les 45 membres du conseil exécutifs : 22 pour, 22 contre et un vote blanc. "Un vote blanc qui a pesé lourd", comme l’a commenté George Drouin, président du comité statutaire qui faisait office de scrutateur pour ce vote clé. Laurence Parisot l’a joué bonne perdante même si elle ne s’est pas privée de remarquer que "cette égalité de score montre la valeur et l’importance du projet présenté." L’un des candidats présent au conseil exécutif confiait avoir tiré de toute cette affaire la leçon que la question de la durée des mandats serait effectivement un sujet à traiter.

Laurence Parisot s'impliquera dans l'élection

Pour justifier sa démarche que nombre de patrons de fédérations ou de territoires ont lue comme une manoeuvre personnelle pour pouvoir se faire réélire, la présidente du Medef a ensuite cité de Gaulle disant "qu’en matière de réforme des institutions, il n’y a pas de méthode d’accouchement sans douleur." Puis tournant la page de l’épisode, Laurence Parisot s’est posée en garante d’une campagne "stimulante, transparence, honnête." Mais la phrase suivante démontrait qu’elle compte peser sur le choix du futur président. Elle a réaffirmé qu’elle croyait toujours aux valeurs du dialogue social comme moteur de la réforme. Et espère que "ces valeurs seront portées dans la campagne et que son sucesseur les incarnera." Cette déclaration indique qu’elle soutiendra plus volontiers certains candidats que d’autres.

Des candidats soulagés

Du côté de ceux qui sont en lice, on sentait un certain soulagement après cette matinée. Pierre Gattaz, président du GFI (Groupe des fédarations industrielles) est sorti de l’avenue Bosquet tout sourire. Thibault Lanxade a envoyé un communiqué saluant un Medef "qui préserve son unité et peut se consacrer à un débat de fond."  De son côté, Geoffroy Roux de Bézieux n’a pas souhaité faire de commentaire et s’est imposé une sorte de période médiatiquement blanche qui durera... deux jours. Dimanche, il sera sen effet sur LCP pour un débat avec l’économiste Daniel Cohen et un financier auteur d’un essai sur le capitalisme, Daniel Pinto. On nous promet une discussion qui ne parlera que de fond.

Enfin, l’UIMM dont le président Frédéric Saint Geours est toujours potentiellement candidat s’est félicité "de la fin d’une période d’incertitude" et a rappelé son agenda d’audition des candidats  qui se déroulera le 18 avril prochain.

Anne-Sophie Bellaiche

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