L’Opel Astra en Allemagne, c’est fini

[ACTUALISE] - A partir de 2015, General Motors a décidé que la compacte ne serait plus produite qu’en Grande-Bretagne et en Pologne, avec à la clé, une productivité accrue.

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L’Opel Astra en Allemagne, c’est fini

General Motors a lancé officiellement son plan européen d’économies. L’Américain a annoncé hier que la prochaine génération de l’Astra ne sera plus produite en Allemagne, mais exclusivement en Grande-Bretagne, sur le site d’Ellesmere Port, et en Pologne, à Gliwice. D’ici le début de la production en 2015, 300 millions d’euros seront injectés sur ces deux sites pour moderniser les lignes. GM et sa filiale Opel veulent maximiser le taux d’utilisation des usines tout en réduisant les coûts de production : 700 emplois seront aussi créés à Ellesmere Port afin de faire tourner l’usine en trois équipes, 51 semaines par an. A terme, l’usine britannique pourrait ainsi produire 220.000 exemplaires par an. GM veut aussi favoriser le sourcing local pour la nouvelle Astra, avec au minimum un quart des éléments de plus achetés sur place.

Contactée par L'Usine Nouvelle, la direction d'Opel a confirmé vouloir passer toutes ces usines en un modèle à trois équipes car c'est le système aujourd'hui le plus rentable. Des emplois seront également être créés en Pologne, où Opel évalue actuellement les besoins

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Diviser pour mieux régner

Et PSA Peugeot Citroën ?
L’annonce de General Motors souligne l’urgence de régler le problème de surcapacités en Europe. Et tous les yeux se tournent alors vers PSA. Futur partenaire d’Opel, avec a priori, une empreinte industrielle commune, le Français n’a pas pour le moment annoncé de mesures. PSA travaille depuis deux ans au compactage des usines et a lancé en début d’années un plan d’économies d’un milliard et demi d’euros. Les analystes estiment que le Français devra fermer une voire deux usines pour réduire durablement les coûts. Sans annonce rapide, la maison de la Grande armée ne prend-elle pas un retard considérable sur son partenaire allemand ?

 

Mais pour sauver leur usine, les syndicats britanniques ont du faire de grosses concessions : travail 24 heures sur 24 et le week-end, gel des salaires, plus de flexibilité. Le choix d’Ellesmere Port a aussi été fortement appuyé par le gouvernement britannique. Le ministre des Affaires Vince Cable s’est rendu aux Etats-Unis en février pour rencontrer les dirigeants de General Motors.

Ces concessions sont dénoncées par les syndicats allemands, qui voient dans cet accord une politique du "diviser pour mieux régner". "Il n'est pas possible que ce soit le site qui asservit le plus ses salariés et qui réduit le plus les rémunérations qui remporte la mise", a protesté Thorsten Schäfer-Gümbel, chef de file du parti social-démocrate en Hesse, où se trouve Rüsselsheim.

Usine historique d’Opel, le site produit aujourd’hui l’Astra et la berline compacte Insignia. Mais a partir de 2015, ces deux productions seront arrêtées. Karl-Friedrich Stracke, le patron d’Opel, a cependant assuré que Rüsselheim continuerait d’être utilisée à pleine capacité. Si Opel se refuse à livrer des détails sur son futur plan de charge, Rüsselheim pourrait soit accueillir la fabrication de modèles Chevrolet, rapatriée d’Asie, soit de futurs modèles communs avec PSA … Reste alors le site de Bochum. La production de l’Astra s’arrêtera en 2015 et rien n’est prévu pour le moment pour le site de la Ruhr. 4.800 personnes travaillent sur place.

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