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L'Usine Aéro

L'OPA de Safran sur Zodiac est ouverte

Olivier James , , ,

Publié le , mis à jour le 27/12/2017 À 10H33

L'OPA de Safran sur Zodiac Aerospace est ouverte ce 27 décembre. Après plusieurs mois d’un rapprochement difficile, l’assemblée générale de Safran avait validé en juin le mariage des deux industriels. L’enjeu est maintenant de redresser l’outil industriel de Zodiac.

L'OPA de Safran sur Zodiac est ouverte © Cyril Abad / CAPA Pictures / Safran

Le feuilleton industriel Safran Zodiac vient de connaître un épisode décisif : L'offre publique d'achat (OPA) lancée par Safran sur Zodiac Aerospace est ouverte ce mercredi 27 décembre. L'opération a été jugée "conforme" à la réglementation boursière. "L'offre publique sera ouverte le 27 décembre 2017, et sa date de clôture sera fixée après l'obtention de l'autorisation de l'opération de rapprochement entre Safran et Zodiac Aerospace par l'autorité de la concurrence du Brésil", a précisé l'AMF dans un communiqué. La Commission européenne a elle donné son autorisation, jugeant que l'opération ne posait aucun problème de concurrence. Une fois l'OPA bouclée, le nouvel ensemble Safran-Zodiac pèsera plus de 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Il sera le numéro deux mondial des équipements aéronautiques et numéro trois du secteur aéronautique, hors avionneurs.

L'assemblée générale de Safran avait voté jeudi 15 juin les deux résolutions (32 et 33) permettant le rachat de l'équipementier aéronautique Zodiac. Elles ont été voté à plus de 90%, de quoi permettre – et légitimer – une offre publique d’achat vertement dénoncée par le fonds activiste TCI, par ailleurs actionnaire à 4% de Safran. Cerise sur le gâteau : le vote de la résolution 16 va porter l’âge limite du directeur général, Philippe Petitcolin, 64 ans, de 65 à 68 ans.

Après des mois houleux de négociations, entamées depuis le 19 janvier 2017, jour de l’annonce du rapprochement, le projet doit en effet donner naissance à un nouveau champion français – numéro trois mondial de l’aéronautique (hors constructeurs)  – avec un chiffre d’affaires global de 21,2 milliards d’euros. Le nouvel ensemble deviendra le numéro deux mondial des équipementiers, toujours derrière UTC, mais devant Honeywell, l’ensemble Rockwell-BAE et Spirit. C’est aussi un succès pour Philippe Petitcolin, qui a mené à bien une opération que son prédécesseur Jean-Paul Herteman avait échoué à réaliser en 2010.

Un redressement industriel à réaliser

En juin dernier, nombre d’observateurs craignaient pourtant une issue défavorable à l’opération. Les mauvais résultats financiers à répétition publiées par Zodiac ont alimenté les récriminations de certains actionnaires de Safran, en particulier de TCI, concernant le coût du rapprochement. Fin mai, Safran a diminué d’environ un milliard d’euros son offre, à 8,7 milliards d’euros, en raison de la baisse du prix de rachat des actions Zodiac passé de 29,47 euros à 25 euros. En quelques jours, les relations se tendent. Les dirigeants de Zodiac évoquent un scénario où le groupe pourrait faire cavalier seul. Principal perdant : Olivier Zarrouati, le président du Directoire qui quitte Zodiac le 15 juin, autrement dit, le jour même de la tenue de l’assemblée générale de Safran. C’est l’ex pdg de Faurecia, Yann Delabrière, qui reprends les rênes.

L’opération sur les rails – elle serait clôturé fin 2017, début 2018 – le plus dur reste à faire : redresser Zodiac, qui cumule les difficultés industrielles depuis 2014. Des dysfonctionnements qui ont surtout perturbé le lancement du dernier-né d’Airbus, l’A350, en raison de retards de livraisons et de problèmes de qualité des toilettes et des sièges. C’est pour prendre le pouls industriel du groupe que Philippe Petitcolin a visité ces derniers mois sept sites industriels, pour la plupart en difficulté : Issoudun (Indre), à Cwmbran (Royaume-Uni), ainsi que dans les sites américains – où les problèmes de production ont commencé – de Huntington Beach, Cypress, Bolsa (deux activités différentes) et Brea. "Zodiac est capable de livrer le volume dont on a besoin dans la ligne d'assemblage, assurait Didier Evrard, directeur des programmes d'Airbus, vendredi 9 juin, en marge d'une conférence organisé par l'avionneur. Mais là où le groupe n'est pas encore au point, c'est pour livrer au niveau de qualité demandé par le client". La balle sera bientôt dans le camp de Safran.

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