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L'ONG Sherpa poursuit Lafarge pour arrangements avec l'EI en Syrie

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Publié le , mis à jour le 15/11/2016 À 15H16

PARIS (Reuters) - Sherpa, une association française de défense des victimes de crimes économiques, a déposé plainte mardi contre LafargeHolcim pour les conditions d'activité, en 2013 et 2014, de la cimenterie Lafarge de Jalabiya, en Syrie.

L'ONG Sherpa poursuit Lafarge pour arrangements avec l'EI en Syrie
Eric Olsen, directeur général de LafargeHolcim. Sherpa, une association française de défense des victimes de crimes économiques, a déposé plainte mardi contre LafargeHolcim pour les conditions d'activité, en 2013 et 2014, de la cimenterie Lafarge de Jalabiya, en Syrie. /Photo prise le 6 juin 2016/REUTERS/Denis Balibouse
© Denis Balibouse / Reuters

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Une porte-parole de l'ONG Sherpa a indiqué à Reuters qu'une plainte avait été déposée contre LafargeHolcim auprès du doyen des juges d'instruction de Paris notamment pour "financement du terrorisme", "complicité de crimes contre l'humanité", "complicité de crimes de guerre" et "mise en danger délibéré d'autrui", confirmant des informations du Monde.fr.

Le site internet du journal ajoute que la plainte a été déposée conjointement avec le Centre européen pour les droits constitutionnels et les droits de l'homme de Berlin. Une porte-parole de LafargeHolcim n'était pas en mesure dans l'immédiat de faire un commentaire.

Le Monde a rapporté en juin que Lafarge avait payé des taxes à l'organisation Etat islamique deux ans durant pour pouvoir continuer à fonctionner pendant la guerre. Le journal, en date de mardi, met également en cause le climat et les conditions de sécurité dans l'usine les années qui ont précédé.

Le cimentier, aujourd'hui partie intégrante de l'ensemble LafargeHolcim issue de la fusion avec le suisse Holcim, avait répondu en juin dernier qu'après septembre 2012, le site, aujourd'hui fermé, était dirigé uniquement par mail et par téléphone et que les seules consignes qui étaient adressées concernaient la sécurité des employés.

Pour Reuters, Gilles Guillaume, édité par Jean-Michel Bélot

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