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L'Usine Aéro

L’Onera teste avec succès son drone lanceur de fusées

Olivier James , , , ,

Publié le

Bonne nouvelle L’organisme de recherche aérospatiale français Onera a finalisé la campagne d’essais en vol de son aéronef expérimental, qui vise à lancer à faible coût des petits satellites.

L’Onera teste avec succès son drone lanceur de fusées © Onera

Faciliter l’accès à l’espace en réduisant le coût de la mise en orbite des satellites. C’est l’objectif du projet européen Altair, coordonné par le centre français de recherche aérospatiale (Onera), qui prévoit à termes la mise au point d’un drone capable de lancer une fusée avec à son bord une flopée de nano-satellites. L’organisme de recherche vient de lui faire franchir une étape clé : l’ONERA a achevé samedi 7 septembre, depuis le centre spatial guyanais, la campagne d’essais en vol d’un modèle réduit de cet aéronef dénommé Eole.

"Tout a bien fonctionné, le drone a assuré un vol hors vue et il est parvenu à larguer une maquette de fusée, assure un porte-parole de l’Onera. Nous avons démontré qu’il était possible de mettre en œuvre un tel système." Les essais, qui ont démarré mercredi 4 septembre, ont été assuré par un drone de 7 mètres d’envergure constitué de deux fuselages, mais le projet envisage un aéronef avec une envergure comparable à celle d’un Airbus A320, soit environ 34 mètres. "Cette campagne réussie marque la fin du développement de notre démonstrateur", insiste le porte-parole de l’ONERA.

La course à la réduction des coûts

Si le projet se concrétise, il permettrait d’envoyer des satellites de 50 à 150 kilos sur des orbites basses, comprises entre 400 et 1000 kilomètres d’altitude. C’est l’emploi d’un lanceur réutilisable, utilisant une propulsion hybride et composé d’une structure composite haute performance, qui pourrait offrir un service plus compétitif qu’avec les actuels lanceurs à décollage vertical. Il n’est en revanche pas prévu que la fusée aéroportée soit réutilisable.

Alors que se multiplient les projets de constellations de petits satellites, telles que OneWeb, Starlink et Kuiper, la course à la réduction des coûts de lancement n’a jamais été aussi forte. D’où l’intérêt stratégique d’Altair, auquel participe également le Cnes (Centre français d'études spatiales), l’industriel français Bertin technologies ainsi que plusieurs autres acteurs européens. Ce projet lancé en 2015 d’un montant global de 4 millions d’euros est d’ailleurs soutenu par la Commission européenne, à hauteur de 3,5 millions d’euros.

En matière de lanceur réutilisable – comme dans d’autres domaines du spatial – l’Europe n’a pour autant pas tiré la première. Loin s’en faut. En avril dernier, la société américaine Stratolaunch annonçait avoir assuré dans le désert californien le premier vol d’essai de son avion – de 117 mètres d’envergure ! – destiné lui aussi à lancer des fusées vers l’espace. Et d’autres acteurs envisagent pour le même segment de marchés l’utilisation de petites fusées, tel que RocketLab avec son lanceur Electron. Avec Altair, l’Europe a la possibilité de se doter d’ici à quelques années d’une solution compétitive de mise en orbite des nano satellites.

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