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L'Usine Aéro

L’Onera sur un petit nuage avec une pluie de financements

Hassan Meddah , ,

Publié le

L’organisme en recherche aérospatiale Onera bénéficie d’un financement de 160 millions d’euros de la part du ministère des Armées afin de rassembler ses établissements en région parisienne sur le site de Palaiseau ( Essonne) . Par ailleurs, il décroche un prêt de 47 millions d’euros auprès de la banque européenne d’investissement pour moderniser ses souffleries.  

L’Onera sur un petit nuage avec une pluie de financements
Le prêt de la BEI va permettre à l'ONERA de consolider et moderniser son parc de souffleries.

"C’est presque Noël", a confié Bruno Sainjon, PDG de l’Onera, à l’occasion de la visite dans ses locaux à Palaiseau (Essonne) de la ministre des Armées le 10 janvier. Et pour cause. Devant près de 500 chercheurs de l’organisme de recherche aérospatiale, Florence Parly avait annoncé quelques instants auparavant une aide exceptionnelle de 160 millions d’euros.

Cet argent va permettre de réaliser un projet longtemps resté dans les cartons : réunir sur le site de Palaiseau, sur le plateau de Saclay, l’ensemble des établissements de l’ONERA de la région parisienne. Cela amènera au transfert d’environ 800 collaborateurs basés sur Meudon (Hauts-de-Seine) et sur Châtillon (Hauts-de-Seine) vers le site de Palaiseau.

Au total, 20 000 mètres carrés de laboratoires et d’annexes seront construits pour accueillir les équipes. "Nos laboratoires qui sont pour certains dispersés sur trois sites seront réunis et nos équipes travailleront dans des locaux plus modernes. Ce rapprochement sera également générateur de synergies internes" s’est félicité Bruno Sainjon.

des liens resserrés avec la DGA

Au-delà du soutien financier, la ministre a exprimé fortement son soutien à l’Onera et ses 2000 collaborateurs. "L’aéronautique française sait ce qu’elle doit à l’Onera. Avions de chasse, missiles, hélicoptères, drones, satellites, militaire ou civil... Il n’est pas un projet que nous n’ayez accompagné, aidé, amélioré". L’organisme participe notamment au programme d’avion du combat du futur dans le domaine de la furtivité aux côtés de Dassault Aviation. En partenariat avec Airbus Helicopters, il est à l’origine de la pale du H160, le futur hélicoptère interarmées léger, 50% moins bruyante que les pales actuelles. L’Onera dispose encore d’une expertise reconnue dans le domaine des télécommunications optiques spatiales à haut débit.

À en croire la ministre, l’Onera devrait décrocher de nouveaux projets. "J’ai demandé à la DGA de discuter avec votre président du rôle renforcé que pourra jouer l’Onera dans le remontée en puissance de nos armées", a souligné la ministre. Elle compte sur l’expertise du centre de recherche pour disposer des meilleures technologies spatiales. Selon elle, l’espace est devenu une vraie zone de conflits. En 2018, elle avait reconnu qu’un satellite russe s’était rapproché excessivement près d’un satellite français en vue de l’espionner.

Les souffleries seront modernisées

L’Onera a notamment développé le radar Graves de surveillance de l’espace. L’outil est en cours de rénovation. Dans le cadre du développement de l’arsenal spatial militaire tricolore, le centre de recherche espère qu’il décrochera un financement pour en améliorer significativement les performances et notamment détecter des objets plus petits en orbite et manoeuvrants.   

Autre bonne nouvelle pour l’Onera, la BEI (Banque européenne d’investissements) va lui accorder un prêt de 47 millions d’euros pour consolider et moderniser son parc de souffleries et notamment celle située à Modane. Il s’agit d’un actif essentiel pour le centre de recherche qui lui permet d’analyser les performances aérodynamiques des aéronefs et des moteurs. Tous les grands industriels français et étrangers font appel à ses installations. Il s’agit d’une première pour la BEI qui n’avait jusqu’ici jamais financé d’organisme de défense en Europe.

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