Quotidien des Usines

L’Oncopôle de Toulouse menacé par un désengagement de Sanofi

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Le groupe pharmaceutique compterait se désengager de son site de recherche qui compte 647 salariés. Pourtant, ce site constituait une des pierres angulaires du grand projet d’Oncopôle…

L’Oncopôle de Toulouse menacé par un désengagement de Sanofi © 96dpi-Flickr-C.C

Il est un des piliers de l’Oncopôle. Pourtant, le site de recherche de Sanofi à Toulouse (Haute-Garonne), qui compte 647 personnes dont 610 en CDI, est remis en question par le plan social envisagé par le groupe pharmaceutique français. "Toutes les options sont ouvertes, la vocation de ce site reste à préciser", assure une porte-parole du groupe à l’Usine Nouvelle.

Mais les syndicats ont livré une version différente jeudi 5 juillet, à l’issue du comité central de groupe organisé avec les dirigeants de Sanofi. "Ils ont annoncé le désengagement total de Sanofi à Toulouse, via une spin-off, une vente ou une cession, voire une fermeture si aucune solution n’est trouvée, précise Thierry Bodin, coordinateur CGT du groupe Sanofi. La direction a dit que sur Montpellier (Hérault) et Toulouse, le bassin scientifique ne reste pas assez performant."

Un site clé, avec le centre de recherches de Pierre Fabre

Difficile à croire, lorsqu’on pense à tous les investissements réalisés sur le site de Langlade, pour donner naissance à l’Oncopôle (ex-Cancéropôle) ! Plus d’1 milliard d'euros de fonds publics et privés auront été investis sur ce campus de 220 hectares, qui occupe notamment les 78 hectares de l'ancienne usine AZF. Et qui repose justement sur deux pierres angulaires : le redéploiement du centre de R&D de Sanofi, qui aurait dû compter 800 chercheurs, et le nouveau centre de recherches des laboratoires Pierre Fabre.

Regroupant des compétences académiques, scientifiques, technologiques, médicales, cliniques et pharmaceutiques, l'Oncopôle ambitionne même de devenir d'ici à dix ans le leader européen dans la lutte contre le cancer. D'ici à 2013, l'Oncopôle devrait ainsi compter quelque 4 000 salariés, dont 2 400 chercheurs et près d'un millier d'acteurs de la santé.

Chez Sanofi, les salariés s’inquiètent de l’impact pour ce projet que pourrait avoir le retrait du groupe. Car l’Oncopôle risque ainsi de perdre un de ses grands partenaires privés.

 

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