Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'offre surprise de Thales sur Gemalto crée un nouveau géant de la sécurité numérique

, , , ,

Publié le , mis à jour le 18/12/2017 À 08H16

L’équipementier pour l‘aérospatiale et la sécurité Thales a annoncé dimanche 17 décembre une contre-offre sur le spécialiste de la sécurité numérique Gemalto au prix de 51 euros par action, contre 46 euros pour celle d‘Atos. Thales et Gemalto précisent dans un communiqué commun que l‘offre de Thales est en outre recommandée par son conseil d‘administration au contraire celle d'Atos.

L'offre surprise de Thales sur Gemalto crée un nouveau géant de la sécurité numérique
Thales a annoncé une contre-offre sur le spécialiste de la sécurité numérique Gemalto au prix de 51 euros par action, contre 46 euros pour celle d'Atos.
© Gonzalo Fuentes

Le conseil d'administration du courtisé Gemalto a accepté une contre-offre de Thales au prix de 51 euros par action, indiquent dans un communiqué commun dimanche 17 décembre les deux entreprises. L'offre d'Atos à 46 euros par action, avait été refusée par Gemalto. Selon les calculs de Reuters, Thales propose ainsi de racheter Gemalto pour près de 4,8 milliards d‘euros alors qu‘Atos proposait 4,3 milliards. Gemalto a rejeté mercredi 1er décembre l‘offre non sollicitée d‘Atos, présentée le 28 novembre et révélée lundi dernier à la suite d‘une forte hausse du titre de la cible en séance.

Au cours des trois dernières années, Thales s’est renforcé dans les technologies numériques, notamment avec l'acquisition de Sysgo, Vormetric et Guavus. L’intégration de Gemalto renforcera l’offre numérique de Thales sur l'aéronautique, l'espace, les transports terrestres, la défense et la sécurité, explique Thales. Cette acquisition permet à Thales d'augmenter de plus de 3 milliards d'euros le chiffre d'affaires de ses activités numériques. "En intégrant les activités de sécurité numérique d’envergure mondiale de Gemalto, Thales offrira une solution complète pour sécuriser l’ensemble de la chaîne de décision critique dans un environnement numérique, de la génération de données par des capteurs jusqu’à la prise de décision en temps réel", explique le groupe.

Thales veut garder les 15 000 employés de Gemalto

Cité dans le communiqué, Patrice Caine, Président Directeur Général de Thales, explique que "l’acquisition de Gemalto marque une étape clé dans la mise en oeuvre de la stratégie de Thales. Avec l’équipe de direction de Gemalto, nous avons de grandes ambitions fondées sur une vision partagée de la transformation numérique de nos métiers et de nos clients [...] En unissant leurs talents, Thales et Gemalto créent un leader mondial de la sécurité numérique."

Thales, qui compte boucler l‘offre au second semestre 2018, apporte toute une série d‘assurances pour apaiser toute crainte de Gemalto, comme la garantie de ne pas supprimer d‘emplois. Patrice Caine déclarant, dans un communiqué, accueillir "chaleureusement les 15 000 employés de Gemalto au sein de [son] groupe".

Gemalto maintient son plan de suppression de 288 postes dans son activité SIM, a annoncé Philippe Vallée lundi 18 décembre sur BFM Business. Il a ajouté qu'il donnerait la priorité aux reclassements internes mais que le rapprochement avec Thales permettrait aussi d'ouvrir aux salariés concernés des offres d'emploi de l'équipementier pour l'aérospatiale et la sécurité.

Atos ne surenchérit pas

Pour s‘assurer de son succès, Thales permet à Gemalto de résilier leur accord en cas de nouvelle offre qui serait formulée à un prix supérieur d’au moins 9% et s‘engage à s‘aligner dans ce cas-là. Thales précise qu‘il financera l’offre en utilisant sa trésorerie disponible et un financement bancaire dédié d’un montant de quatre milliards d‘euros.

Suite à cette annonce, Atos a décidé de ne pas surenchérir. Le groupe déclare dans un communiqué souhaiter "à Thales, Gemalto et ses salariés plein  succès dans leur projet". Toutefois, Atos ajoute rester à la disposition de Gemalto pour étudier un éventuel rapprochement si l'offre conditionnelle de Thales ne peut aller à son terme.

Avec Reuters

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle