Quotidien des Usines

L'offre de reprise de Goss par sa maison-mère en voie de validation

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Le tribunal de Commerce de Compiègne (Oise) a examiné, mercredi 24 juillet, l'offre de reprise du fabricant de rotatives Goss, par sa maison-mère, Goss International. Elle sera définitivement validée vendredi 26 juillet. Elle prévoit le maintien de 104 emplois sur 430 et la fermeture de l'usine de Montataire (Oise).

L'offre de reprise de Goss par sa maison-mère en voie de validation © Goss International

C'est une histoire sans fin. Les 430 salariés de Goss, fabricant de rotatives, devront encore patienter jusqu'au vendredi 26 juillet à 15 heures pour connaitre la décision finale du tribunal de Commerce de Compiègne (Oise) concernant le sort réservé aux usines de Montataire et Nantes (Loire-Atlantique), en redressement judiciaire depuis le 3 avril. Mais le procureur de la république a choisi l'offre de reprise de Goss par sa maison-mère, Goss International.

Fermeture du site de Montataire et maintien de 104 emplois

Mercredi 24 juillet, la tension était électrique devant le tribunal. Des salariés venus manifester, ont attendu la décision du juge qui a examiné lors d'une 6ème audience l'offre de reprise présentée par l'américain Goss International, filiale du chinois Shanghai Electric. Il propose de reprendre son entité française, pour la somme de 2,4 millions d'euros, via une filiale néerlandaise créée récemment.

Cette offre jugée floue, puisque dans la loi française, un groupe ne peut pas acheter sa propre entité, sauf en ayant une requête du ministère public, a été retenue et sera sûrement validée par le tribunal. Cela implique la fermeture du site de Montataire et le maintien de 104 emplois dans un service après-vente et un bureau d'étude.

Une décision "scandaleuse"

Les salariés ont jugé la décision du ministère public de "scandaleuse". "Goss ferme en licenciant 300 personnes et l’État le laisse partir avec ce qu’il veut, un brevet par-ci, un service par-là. Comme ça, on l’aide à aller produire ailleurs qu’en France !" a déclaré, au journal le Parisien, l'un des salariés.

A la sortie du tribunal, le directeur de Goss France, entouré d'un cordon de policiers, a essuyé des insultes et jets de projectiles. Des drapeaux américain et chinois ont été brûlés sur le parvis.

Timothée L'Angevin

Vidéo du Parisien (lien)

 

 

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