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L'offre de Broadcom sur Qualcomm face à un (nouvel) obstacle aux Etats-Unis

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Publié le , mis à jour le 06/03/2018 À 06H45

Le Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS) a ordonné à Qualcomm de reporter son assemblée générale annuelle prévue mardi 6 mars. Cette initiative fragilise la tentative hostile de rachat du fabricant américain de semi-conducteurs par son concurrent Broadcom, basé à Singapour, pour 117 milliards de dollars (95 milliards d'euros).

L'offre de Broadcom sur Qualcomm face à un (nouvel) obstacle aux Etats-Unis
Le Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS) a ordonné à Qualcomm de reporter son assemblée générale annuelle prévue mardi, une initiative rare qui fragilise la tentative hostile de rachat du fabricant américain de semi-conducteurs par son concurrent Broadcom, basé à Singapour, pour 117 milliards de dollars (95 milliards d'euros). /Photo prise le 6 novembre 2017/REUTERS/Mike Blake
© Mike Blake

Un rebondissement de plus dans le projet de rachat de Qualcomm par Broadcom. Le Comité des investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), qui examine les investissements susceptibles d'avoir des implications en termes de sécurité nationale, ne se penche généralement pas sur les opérations de fusions-acquisitions avant que les entreprises concernées soient parvenues à un accord. Mais, cet organisme a demandé à Qualcomm de reporter de 30 jours son assemblée générale et l'élection de ses administrateurs prévue mardi 6 mars.

"Cette mesure permettra au CFIUS d'enquêter en profondeur sur le projet de Broadcom d'acquisition de Qualcomm", écrit le département américain du Trésor dans un communiqué. Broadcom souhaite racheter le fabricant américain de semi-conducteurs pour 117 milliards de dollars (95 milliards d'euros). Les fabricants de semi-conducteurs se préparent à l'essor attendu de la technologie sans fil 5G, qui va accélérer encore les transferts de données, et Qualcomm, basé à San Diego, apparaît comme l'un des principaux concurrents des entreprises chinoises comme Huawei Technologies dans ce contexte.

Une offre trop basse selon Qualcomm

L'incapacité de Broadcom à conclure un accord avec Qualcomm, qui juge son offre trop basse, et son recours à une stratégie essentiellement hostile, avec la désignation de six candidats pour les 11 postes du conseil d'administration de sa cible, ont probablement contribué à attirer l'attention du CFIUS. Broadcom a jugé que la décision du CFIUS était le résultat de manoeuvres secrètes menées le 29 janvier par Qualcomm pour plaider en faveur de l'ouverture d'une enquête.

Qualcomm a répliqué que la surprise exprimée par Broadcom face à l'initiative du CFIUS ne reposait "sur aucun fait" et que le groupe de Singapour était en contact "depuis des semaines" avec le CFIUS.

Broadcom souhaite déménager son siège aux Etats-Unis

Broadcom, qui a entrepris de déménager son siège aux Etats-Unis, a souligné lundi 5 mars que sa direction et son conseil d'administration étaient composés quasi intégralement d'Américains et que ses actionnaires étaient en grande partie les mêmes investisseurs institutionnels que ceux possédant Qualcomm.

"Broadcom continue de mettre en oeuvre la procédure de redomiciliation aussi rapidement que possible", a dit le groupe. "Une fois cette redomiciliation réalisée, le projet de Broadcom d'acquisition de Qualcomm ne sera plus une opération relevant du CFIUS."

L'action Qualcomm perdait 1,5% vers 16h35 GMT à Wall Street tandis que Broadcom cédait 0,5%.

Pour Reuters

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