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"L'occasion de réfléchir à l'impression 3D de demain", explique Jean-Camille Uring de Fives

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Fives et Michelin ont créé une société commune pour faire progresser la fabrication additive métallique, explique ­Jean-Camille Uring, membre du directoire de Fives.

L'occasion de réfléchir à l'impression 3D de demain, explique Jean-Camille Uring de Fives

Pourquoi une société commune avec Michelin ?

Le projet est né au printemps dernier. Michelin avait déjà développé des procédés de fabrication additive métallique pour produire certains éléments de ses moules de pneus. Il s’agit de machines à technologie SLM (Selective laser melting, ou fusion laser sur lit de poudre), enrichies de fonctions auxiliaires pour gagner en qualité et en rapidité. Le groupe auvergnat a considéré que ces machines pouvaient être vendues en dehors de son activité de fabrication de pneumatiques, d’où l’idée d’une société commune avec un constructeur de machines d’envergure internationale. Fives a été retenu grâce à son expérience en industrialisation. Le groupe est aussi présent dans l’impression 3 D au travers d’un partenariat avec la start-up française Beam. Notre rôle sera ici d’adapter la machine Michelin pour des besoins plus génériques, c’est-à-dire de transformer cette « machine spéciale » en une machine industrielle capable d’adresser un large panel d’applications. Nous déploierons également un service de suivi avant et après-vente de portée mondiale.

 

En quoi votre offre différera-t-elle des machines existantes ?

On constate aujourd’hui que les machines de fabrication additive métallique se démocratisent, mais la qualité n’est toujours pas au rendez-vous. Il est devenu facile d’acquérir une machine, mais pour pouvoir livrer des pièces de bonne facture, il faut investir beaucoup d’argent. En particulier pour automatiser l’environnement de la machine et gérer l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Nous souhaitons donc nous distinguer en proposant des lignes de production complètes. Des procédés capables de fabriquer à haute cadence pendant des années, avec un minimum de rebut. Et, bien sûr, la société commune, Fives Michelin Additive Solutions, est l’occasion pour Fives et Michelin de lancer des programmes de R & D et de réfléchir à l’impression 3 D de demain.

 

À quoi ressembleront les imprimantes 3 D du futur ?

Même si les technologies sont connues, l’impression 3 D de métal pose encore nombre de questions. En matière d’hygiène, sécurité et environnement (HSE), on peut s’attendre à ce que des réglementations soient créées, à commencer, par exemple, par le contrôle des particules de poudre métallique présentes dans l’air. Les machines devront également gagner en intelligence pour s’adapter aux variations de qualité de la matière première sans intervention de l’opérateur. Elles devront enfin être plus ouvertes et donner accès à davantage de paramètres. S’il est aujourd’hui ­possible d’automatiser le passage d’une pièce à l’autre, il n’est pas encore possible d’influer sur des paramètres en cours de production.

 

Qui seront les acheteurs de ces machines nouvelle génération ?

Ce seront les industriels, qui ont compris que développer une pièce pour l’impression 3 D est une chose, mais la produire en série pendant des années avec une qualité uniforme en est une autre. Il s’agira aussi de prestataires de services en fabrication additive qui veulent gagner de gros appels d’offres, dans l’aéronautique par exemple, mais qui savent que ces contrats ne peuvent être honorés avec les machines actuellement disponibles sur le marché. 

Propos recueillis par Frédéric Parisot

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