Technos et Innovations

"L'objectif du partenariat avec Safran, optimiser les coûts et sécuriser nos approches", selon le directeur de l'innovation de Valeo

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Valeo et Safran ont conclu, ce mercredi 4 septembre, un partenariat visant à développer des technologies pour les véhicules du futur. Guillaume Devauchelle, directeur de l’innovation chez Valeo, revient pour L’Usine Nouvelle sur ce projet dont les résultats seront applicables aussi bien à l’automobile qu’à l’aéronautique ou à la Défense.

L'objectif du partenariat avec Safran, optimiser les coûts et sécuriser nos approches, selon le directeur de l'innovation de Valeo

L'Usine Nouvelle - Comment est né ce projet commun entre Valeo et Safran ?

Guillaume Devauchelle - Le plus naturellement du monde, suite à une discussion sur le salon du Bourget en juin dernier. Il faut dire que les technologies sur lesquelles nous travaillons sont très proches : que l’on parle de drone dans l’aéronautique ou de véhicule autonome dans l’automobile, au final c’est la même chose ! Les contraintes de sécurité, notamment, sont similaires. Nous avons donc listé les technologies déjà disponibles chez l’un et chez l’autre, puis identifié quatre sujets sur lesquels il serait intéressant de travailler ensemble. L’objectif étant d’optimiser les coûts, bien sûr, mais aussi de sécuriser nos approches.

Quels sont ces quatre sujets ?

Ce sont quatre projets qui en réalité servent le même but. Nous allons d’abord travailler sur l’intégration de l’homme dans la boucle de pilotage (concevoir des interfaces homme-machine, prévoir les réactions du pilote, etc.), puis sur la notion de vision à 360° autour des véhicules. Pour la plupart, ce sont des fonctions qui existent déjà et qu’il faudra adapter sur le socle technologique de notre partenaire. Par exemple, nous sommes déjà leader sur les systèmes de vision à 360°, et ces technologies pourraient rapidement profiter aux engins militaires.

Dans un deuxième temps, nous travaillerons sur un projet de pilotage en conditions météorologiques extrêmes (utilisation d’infrarouges pour aider le pilote ou le conducteur), et sur le concept global de la robotisation des véhicules. Ce sera en quelque sorte une manière de compiler toutes les technologies précédentes et les intégrer sous forme de scénarios : par exemple, si le conducteur n’est pas attentif, d’abord on met en évidence les éventuels obstacles, et si besoin le véhicule passe en automatique.

Concrètement, comment se dérouleront ces projets ?

Il s’agira avant tout d’être agile, donc aucune gouvernance particulière ne sera mise en place. Nous ferons simplement en sorte que nos experts respectifs se réunissent, et se mettent d’accord sur les travaux à mener pour que les technologies développées par l’un soient adaptées au secteur de l’autre.

En outre, ce partenariat conduira à des accords entre nos deux groupes et des PME innovantes, ainsi que des universités. Pour un étudiant, travailler sur un projet qui touche à la fois à l’automobile et à l’aéronautique, qui plus est avec deux grandes entreprises, sera extrêmement valorisant. A terme, nous voulons rendre la carrière d’ingénieur plus attractive et que les futurs ingénieurs fassent plus facilement le lien entre l’automobile et l’aéronautique.

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