L'Italie dit non à l'atome

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L'Italie dit non à l'atome

A 94,6 %, les italiens se sont prononcés contre la relance du programme nucléaire. C'est le résultat du référendum d'initiative populaire qui s’est tenu les 12 et 13 juin sur la péninsule. Au grand dam d'EDF, qui projetait de construire et mettre en service quatre réacteurs EPR d'Areva en collaboration avec l'électricien italien Enel. Projet phare du second mandat de Silvio Berlusconi, la construction de nouveaux réacteurs aurait du débuter en 2014 pour une mise en service en 2020. L’objectif était d’atteindre 25 % de production d’électricité à partir de l’atome en 2030. Le référendum a été lancé à l’initiative de l’opposition.

Après la Suisse et l'Allemagne, l'Italie est ainsi la troisième puissance nucléaire civile à jeter l'éponge. L'Hexagone tient s'accroche néanmoins fermement à cette industrie sur laquelle la France est un leader incontesté. Ainsi, trois mois après la catastrophe de Fukushima, Anne Lauvergeon assure dans les Echos que le moyen de redorer l’image du nucléaire est de développer le message de "sûreté et de sécurité". la présidente du groupe nucléaire français confirme que la catastrophe japonaise risque d’entraîner des "retards sur des chantiers et des décalages de projets". Selon elle, il n’y aura "pas d’hiver nucléaire (...) notamment du fait des prix élevés du pétrole".

Une étude commanditée par Areva permet d'ailleurs d'évaluer ce que la France risque de perdre si elle sort du nucléaire. L'étude réalisée par par PwC dit simplement qu'en cas d'arrêt brusque du nucléaire, 2% du PIB serait perdu. Toujours selon cette étude quantitative, l’électronucléaire pèserait 410 000 emplois en France. Dans le détail, le secteur compterait 125 000 emplois directs, soit 4% des emplois dans l'industrie. Au lendemain du référendum sur la sortie du nucléaire en Italie, ces chiffres ont un certain écho.

Un sommet des patrons avant le G20

Avant le G20, le B20. Avec un "B" comme "business". A l'initiative de Laurence Parisot, un G20 patronal se réunira du 1er au 3 novembre à Cannes. Juste avant le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des principaux pays riches et émergents. "Aujourd'hui, les enjeux sont tellement complexes sur le plan économique et financier que les décisions ne peuvent se prendre exclusivement entre chefs d'Etat", a-t-elle estimé. Les syndicats seront aussi invités.

Le Medef travaille d'ailleurs avec les organisations patronales représentatives des 20 pays membres sur onze thématiques, souvent en lien avec l'ordre du jour officiel du G20. Au programme : coordination des politiques économiques, régulation financière, réforme du système monétaire international, accès aux matières premières, développement, emploi, lutte contre la corruption, commerce, innovation, gouvernance mondiale et énergie.

Objectif : aboutir "à une déclaration commune sur la responsabilité sociale internationale des entreprises". Qui mettrait d'accord "à la fois les représentants du secteur privé américain, japonais, européen, mais aussi des pays émergents et déjà très puissants économiquement comme l'Inde ou la Chine". Vaste programme.

L'inflation indienne galope

Le taux d'inflation annuelle en mai a dépassé la barre des 9%, à 9,06%, selon les chiffres officiels publiés hier mardi. Et cela inquiète l'OCDE.
La banque centrale a déjà relevé neuf fois ses principaux taux d'intérêt en l'espace de 16 mois, sans parvenir à enrayer l'inflation, la plus élevée des économies d'Asie. Le pays devrait aujourd'hui accélérer les réformes pour une croissance plus "solidaire" et poursuivre ses efforts dans sa lutte contre l'inflation, estime l'OCDE dans un rapport publié également hier mardi.

Mais selon le rapport, les progrès accomplis en matière de lutte contre la pauvreté auraient pu être plus rapides. Dans ce pays de 1,2 milliard d'habitants, des centaines de millions de personnes vivent toujours sous le seuil de pauvreté officiel et la malnutrition et les problèmes de santé restent un fléau majeur dans de nombreux Etats.

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