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PME-ETI

L'isérois Paraboot rapatrie du Portugal un savoir-faire perdu

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Publié le

Made in France

L'isérois Paraboot rapatrie du Portugal un savoir-faire perdu
Les chaussures sont conçues, montées, cousues en interne.

Pointure tricolore de la fabrication de chaussures en cuir haut de gamme, Paraboot a marqué un doublé. En rapatriant du Portugal sa collection de sneakers, des chaussures citadines légères, la société iséroise centenaire renoue avec le cousu Blake, l’une de ses trois techniques de couture à la main qu’elle avait oubliée. "Nous avons relocalisé ce savoir-faire afin de développer de nouvelles gammes, explique Régis Feuillet, le directeur général. Mais pour l’instant, nous nous concentrons sur les sneakers."

Dans ses deux usines françaises, à Tullins et Izeaux (où se situe le siège social), Paraboot ne développait que les cousus Goodyear et norvégien, des techniques utilisées pour des modèles plus épais et robustes, à l’image du très classique Michael. Le cousu Blake permettra de déployer un éventail plus large. Trois cent mille euros ont été investis dans une ligne de production ultramoderne encadrée de quatre robots six axes Stäubli, fabriqués à Faverges (Haute-Savoie). Six à sept postes seront créés, s’ajoutant aux 140 que compte la PME.

Relocalisation oblige, le dirigeant ne cache pas que le prix des 2 000 paires, sur 120 000, qui sortiront annuellement de cette nouvelle ligne augmentera "de l’ordre d’un sixième". Paraboot produit aussi des mocassins en Italie et des chaussures bateau en Espagne, activités représentant 20% de son chiffre d’affaires, qui s’élève à 23 millions d’euros pour 2012-2013. Certaines opérations de piquage de la tige (haut de la chaussure) sont sous-traitées au Maroc. Régis Feuillet compte-t-il rapatrier ces activités en France "Au Portugal, notre production ne représentait qu’une infime partie de l’activité de l’usine. En Espagne, je n’irai pas fermer un site et licencier 60 personnes !" 

Timothée L'Angevin

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