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Quotidien des Usines

L’Isère fait les frais de la réorganisation de STMicroelectronics

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Le plan de suppression d’emplois annoncé par STMicroelectronics va toucher principalement les sites de Grenoble (Isère) et du Mans (Sarthe), en France. Syndicats et élus déplorent le manque de stratégie du groupe.


Pascal Guittet - L’Isère fait les frais de la réorganisation de STMicroelectronics.

L’Isère est particulièrement touchée par le plan de suppression d’emplois annoncé ce mercredi 27 janvier par STMicroelectronics. Les mesures de "réalignement des effectifs" annoncées par un communiqué du fabricant de semi-conducteurs ont été confirmées aux représentants syndicaux lors d’un "CCE téléphonique" ce mercredi 27 janvier matin.

Si le site de Crolles de l’entreprise franco-italienne est relativement épargné, le site de Grenoble sera, avec celui du Mans (Sarthe), la cible principale des 430 suppressions d’emploi et les 600 redéploiements d’effectifs prévus.

L’enjeu est de taille pour l’agglomération grenobloise où STMicroelectronics emploie directement plus de 6 000 personnes  et génère quatre fois plus d’emplois dans la filière en amont et en aval.

Hier, mardi 26 janvier, à la veille de la publication des résultats annuels de STMicroelectronics, les députés socialistes de l’Isère, dont Geneviève Fioraso, ancienne secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, et Michel Destot, ancien maire de Grenoble, avaient écrit au ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, pour attirer son attention "sur le manque de vision stratégique" de l’entreprise, dont l’Etat français est actionnaire à 13,5 % comme l’Etat italien.

"Nous revenons à l'organisation d'il y a dix ans"

Pour la CFE-CGC qui avait alerté le gouvernement sur la situation de l’entreprise dans une note envoyée en juin dernier, cette "grande réorganisation au plus haut niveau n’est en fait qu’un grand plan de départs à la retraite programmés". "Nous revenons à une organisation que nous avions il y a dix ans", note Jean-Marc Sovignet, délégué syndical central CGC qui fustige le manque criant de stratégie globale de la société.

Un constat partagé par Marc Leroux, délégué CGT, pour qui "l’absence d’une vraie stratégie de croissance et de développement est préjudiciable". "Nous sommes choqués par l’ampleur des suppressions d’emplois. Et le recul dans les circuits numériques, qui sont essentiels dans les marchés smart de demain, constitue une grande erreur" ajoute-t-il.

A la CFDT, on est moins vindicatif. Ce nouvel organigramme témoigne pour la centrale syndicale d’un recentrage des activités sur les marchés porteurs. "Nous pensons que ces annonces doivent rester une étape permettant à la compagnie de se redresser. 2016 sera probablement une année transitoire avant un redémarrage espéré en 2017. Nous allons continuer à défendre l’idée de maintenir une industrie européenne forte, soulignent les délégués CFDT. Nous nous battrons contre les seules stratégies financières et les orientations fables."

Des réunions des comités d’entreprise sont prévues les 9 et 10 février pour discuter plus précisément des modalités de mise en œuvre du plan de STMicroelectronics.

Vincent Charbonnier

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