L’Iran menace Peugeot et l’industrie automobile française

L'Iran, qui a vu plusieurs de ses partenaires automobiles suspendre leurs exportations, a émis des menaces sur l'automobile française et plus spécifiquement sur le constructeur Peugeot.

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L’Iran menace Peugeot et l’industrie automobile française

« Si nous fronçons les sourcils, une partie de l’industrie automobile française va s’effondrer ». C’est par cette phrase que le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi, a tenté d’effrayer le constrcuteur automobile français Peugeot, qui vend des pièces détachées à ce pays du Moyen Orient. L’Iran produit en effet des Peugeot 406 et 206, dont les pièces de rechange sont majoritairement importées. Fruit d’un partenariat entre le français et Iran Khodro, qui assure l’assemblage sur place. « Si nous le décidons, nous pouvons mener à la banqueroute la société Peugeot. Si demain nous cessons les importations de pièces de rechange de Peugeot, les ventes de la compagnie vont baisser de 2,5 milliards de dollars », a-t-il expliqué. Pour autant, le constructeur français a fait savoir que le « partenariat commercial avec ce pays représentait moins de 1% du chiffre d’affaires du groupe en 2009 ».

Toyota et Kia ont arrêté de coopérer

Cette menace pourrait être une réponse aux décisions des constructeurs Toyota et Kia de stopper sa coopération avec l’Iran, à la suite des sanctions internationales décidées contre le pays à cause de son programme nucléaire controversé. L’arrêt des exportations de Kia à destination de l’Iran pourrait avoir de fortes répercussions, puisque le constructeur sud-coréen est très présent dans le pays, avec 30 à 40% de véhicules en circulation.

Le marché automobile iranien était le premier du Moyen-Orient en matière de production en 2009, avec plus de 1,4 million de véhicules et 500 000 personnes employées directement ou indirectement. Mais bon nombre d’acteurs automobiles semblent avoir des difficultés à s’installer sur ce marché. A l’instar de Renault qui voyait en l’Iran un véritable lieu de croissance, avec un objectif de 100 000 unités produites localement. En 2009, le groupe n’a vendu que 37 000 Logan. Ce qui a poussé le patron du groupe Carlos Ghosn a déclaré dans une interview au journal Le Monde : « nous avons été trop optimistes et nous avons sous-estimé les difficultés (dues aux problèmes financiers des sous-traitants locaux ».

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