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L'Usine de l'Energie

L'Iran a bien plus que du pétrole

Franck Stassi , , , ,

Publié le , mis à jour le

Malgré la faiblesse des prix du pétrole, l’économie iranienne pourrait croître de 4 % en 2016 et de 5 % en 2017, affirme le cabinet Oxford Economics.

Et le pétrole n’est pas forcément le plus prometteur de ses atouts. Téhéran, pourtant, s’est illustré le 23 février en refusant le gel du niveau de la production proposé par l’Arabie saoudite et la Russie. « Certains pays voisins, qui ont porté ces dernières années leur niveau de production à 10 millions de barils et en exportent autant, sont devenus arrogants et disent que tout le monde doit geler son niveau de production. C’est-à-dire qu’ils gèlent leur production à 10 millions de barils et la nôtre à un niveau de un million de barils. C’est une plaisanterie », a lancé le ministre du Pétrole, Bijan Namdar Zanganeh.

D’importantes réserves de minéraux

Les difficultés de financement pourraient toutefois contrarier l’impatience de l’Iran, au même titre que ses capacités logistiques. « La capacité de l’Iran à augmenter rapidement sa production est mise en doute par la plupart des acteurs du marché », estime Michael Wittner, analyste à la Société générale.

L’Iran devra faire valoir d’autres opportunités, comme ses réserves de minéraux estimées à 43 milliards de tonnes. Pas moins de 68 types de minéraux sont recensés dans le pays, parmi lesquels du charbon, du cuivre, de l’or et du minerai de fer. D’après un porte-parole de la compagnie minière d’État Imidro, 20 milliards de dollars d’investissements sont nécessaires à la relance de cette industrie. Pour l’heure, le secteur minier ne dépasse pas 1 % du PIB.

Par ailleurs, le pays compte 6,1 millions d’hectares dédiés à la culture du blé. L’enjeu est, ici aussi, celui d’un réinvestissement : l’Iran figure parmi les pays les plus secs, avec en moyenne 250 millimètres de pluie annuels, contre 860 millimètres en France. Un plan destiné à équiper 450 000 hectares en équipements d’irrigation de dernière technologie est dans les cartons, afin de limiter les soubresauts de la production.

Le frein à tous ces projets reste la réticence des investisseurs. Les entreprises ont néanmoins de quoi avoir été rassurées par le succès des réformateurs lors des récentes élections législatives. 

Franck Stassi

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