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Quotidien des Usines

L’investissement ne redémarre pas assez fort, selon Euler Hermes

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Si la trésorerie des entreprises s’améliore et que les défaillances reculent, l’investissement se fait attendre. Le baromètre Euler Hermes pointe un déficit d’investissement de 83 milliards d’euros en France depuis 2008.

L’investissement ne redémarre pas assez fort, selon Euler Hermes © nacu - morgueFile - C.C.

"Il manque encore la vitamine de l’investissement" se désole Frédéric Andrès, économiste France d’Euler Hermes. Le rebond de consommation que connaît l’Hexagone, couplé à la baisse du prix du pétrole et de l’euro suffit pour amorcer une timide reprise au premier trimestre (0,7% d’acquis de croissance). Mais pas à tourner le dos à la crise et à résorber le chômage.

La sortie de crise semble encore loin d’être acquise. Dans le scénario présenté par Euler Hermes, l’investissement des entreprises progresserait à 1% cette année puis s’accentuerait à 2,6% en 2016. Des prévisions modestes, loin d’être négligeables alors qu’il était nul au cours du deuxième semestre 2014. Mais le retard accumulé est impressionnant, comme le montre ce graphique de l'investissement des ENF (entreprises non financières) avant et après la crise, et le gap d'investissement : 

(Source : IHS-Global Insight, Euler Hermès

"Les entreprises ont 83 milliards d’euros de déficit d’investissements en France depuis la crise de 2008 constate l’économiste à l’occasion de l’étude réalisée par l’assureur crédit. Il y a eu un timide rebond en 2011 mais depuis il stagne". Et à l’appui de ce constat, l’assureur-crédit pointe le faible taux de robotisation national (1,2 pour 100 emplois) contre près de 3 au Japon, 2,3 en Allemagne ou 1,5 aux Etats-Unis.

"Reprise presque low-cost"

"C’est une reprise presque low-cost, quasiment à la baisse. Les ménages français vont mieux et récupèrent quelques dizaines d’euros de pouvoir d’achat, mais ce n’est pas pour cela qu’ils vont se lancer dans des investissements importants" abonde Ludovic Subran, chef économiste d’Euler Hermes De plus l’investissement réalisé par les entreprises hexagonales est très majoritairement destiné à la construction (80%) au détriment des biens d’équipement. Il est également frileux à l’export. 90% des entreprises interrogées ne souhaitent pas augmenter leur développement à l’étranger.

1 entreprise sur 3 investira cette année

Pourtant presque tous les signaux semblent désormais au vert. La trésorerie des entreprises s’améliore sensiblement. Seules 8% des entreprises s’attendent à une détérioration de leur trésorerie alors qu’elles étaient 20% l’année dernière. 

L’assureur crédit dresse quelques pistes justifiant cette atonie d’investissement. Les entreprises n’y voient pas encore assez clair sur l’avenir :  76% déclarent avoir moins de 6 mois de visibilité sur leurs carnets de commandes. Et les taux d’utilisation des capacités de production sont encore faibles (un tiers inférieur à la moyenne de 80%). Timide lueur d’espoir : selon le baromètre, 1 entreprise sur 3 compte investir cette année alors qu’elles étaient une sur cinq en 2014.

Adrien Schwyter

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