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L'Usine Aéro

L’Institut de formation aéronautique de Casablanca va doubler sa capacité

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Inauguré il y a tout juste deux ans, l'Institut des métiers de l'aéronautique (IMA) de Casablanca accélère son rythme d'expansion. Ses dirigeants viennent de décider de  doubler  sa capacité de formation pour atteindre 1 000 stagiaires en formation initiale par an.

L’Institut de formation aéronautique de Casablanca va doubler sa capacité
Le site IMA à Nouaceur près de l'aéroport de Casablanca
© imacasablanca.ma

Une accélération du calendrier. L'Institut des métiers de l'aéronautique situé à Nouaceur, près de l'aéroport Mohammed VI de Casablanca va voir sa capacité de formation étendue avec deux ans d'avance sur le calendrier prévu.

C'est ce qu'explique à L'Usine Nouvelle son président : "nous venons de décider d’étendre dès maintenant la capacité de l’IMA et même à vrai dire de la doubler", indique Hamid Benbrahim El Andaloussi, président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS) qui est le gestionnaire de ce centre avec le soutien financier de l'État.

Aujourd’hui, l'IMA peut accueillir annuellement 500 stagiaires en formation initiale et 200 en formation continue. Son extension était jusque là prévue en 2015-2016. "Notre industrie a démontré chiffres à l'appui aux pouvoirs publics qui soutiennent financièrement le projet qu’il fallait accélérer ce rythme pour accompagner la croissance de notre industrie au Maroc et de son besoin de formation professionnalisante".

Le conseil de l’IMA vient donc de décider de lancer dès cette année 2013 le projet d’agrandissement. Selon Hamid Benbrahim El- Andaloussi, par ailleurs délégué général du groupe Safran au Maroc "Il y aura une extension du bâtiment avec de nouvelles salles de cours et un atelier supplémentaire. L’objectif est pour 2015 de pouvoir former 1 000 jeunes en formation initiale par an, donc deux fois plus qu’aujourd’hui".

Axé sur les compétences opérationnelles, l'IMA est constitué de salles de cours magistraux mais aussi d'une halle technologique dotée d’équipements industriels pour l'usinage numérique, l’assemblage, les composites ou la mesure. La plupart des étudiants sont de niveau Bac+2. .

Selon le GIMAS, le secteur aéronautique emploie environ 10 000 salariés dans l'industrie et les services techniques. Pour les stagiaires en formation initiale, les études sont gratuites mais de nombreuses entreprises utilisent contre rétribution ce centre comme outil de formation professionnelle. 

"C'est un outil plutôt bien adapté à nos besoins. Les stagiaires dont la plupart ne connaissent rien au secteur en entrant sont opérationnels à la sortie", nous explique un industriel français installé au Maroc.


L'IMA, qui a nécessité un investissement d'environ 9 millions d'euros, se situe près de la zone d’activité Aeropole de l'aéroport de Casablanca là où sont implantées plusieurs entreprises de l'aéronautique comme Aircelle, Lisi ou Ratier Figeac.

Bientôt va s'y va s'ajouter, Midparc, un nouveau parc industriel en zone franche de plus de 125 hectares à terme dont l'aménagement est en voie de finalisation et dont la première tranche de 65 ha doit être inaugurée le 30 septembre 2013.

Sur cette zone, le groupe canadien Bombardier est déjà en train de construire une usine de composants aéronautiques qui doit employer à terme plusieurs centaines de salariés pour un investissement annoncé de 200 millions de dollars canadiens sur 8 ans. Le groupe a d'ailleurs déjà fait former plusieurs dizaines de ses salariés à l'IMA.

 

Pierre-Olivier Rouaud

 

Un centre de formation appliquée L'IMA sélectionne des étudiants d'un niveau bac à bac+2 issus des filières scientifiques ou technologiques et désireux de s'orienter vers les métiers de l'aéronautique, filière pour laquelle il n’existait pas jusqu'à sa création d’offres de formation qualifiante. Il bénéficie du concours de l'Anapec (Agence de l’emploi marocaine) et du soutien de l'État qui a financé pour l'essentiel l'investissement initial (via le fonds Hassan II notamment). Ce centre de formation s’inscrit en effet dans le "Plan national pour l'émergence industrielle" du royaume. Ce projet a bénéficié aussi du soutien pédagogique et technique de l'UIMM (Union des industries des métiers de la métallurgie) via sa filiale Codifor. L'Agence française de développement (AFD) a aussi participé au financement initial par un prêt de 2,7 millions d'euros.

 

 

 

 

 

 

 

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