L’inquiétude des salariés du groupe Gascogne monte en puissance

Le groupe papetier a décidé de se séparer de sa division "laminates".

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L’inquiétude des salariés du groupe Gascogne monte en puissance

"Qu’allons nous devenir lorsque nous serons un groupe totalement affaibli qui n’aura plus rien à céder ? Le groupe a une dette qui avoisine les 110 millions d’euros. Ce n’est pas en cédant une branche porteuse que cela permettra de combler la dette." Jean-Philippe Depoix, secrétaire du comité d’entreprise de Gascogne Sack à Mimizan (Landes), qui emploie 250 salariés dans l’activité emballage du groupe, ne cache pas son inquiétude.

Le 5 juin, il a manifesté comme tous ses collègues du collectif CGT du Groupe, lors de l’assemblée générale du producteur de bois papier landais (2 000 salariés employés dans les branches papier, bois, sacs à base de kraft et emballages complexes). "La vente de l’activité laminates (emballages complexes) qui est la plus dynamique va conduire le reste du groupe dans des difficultés qui seront fatales", ont déclaré deux délégués CGT aux actionnaires lors de l’assemblée générale, particulièrement houleuse qui s’est tenue à Dax.

Ambiance électrique : Jean-Luc Imberty, ex-patron de la branche bois a demandé carrément le limogeage de Frédéric Doulcet, l’actuel dirigeant du groupe et s'est porté candidat à sa succession, faisant valoir "un vrai projet industriel" pour le groupe, mené en collaboration avec le financier franco-américain Guy Wyser-Pratte.

La tentative de putsch a échoué. "C’est vrai qu’il n’y a pas de projet industriel pour notre entreprise. C’est d’autant plus grave que toutes les branches du groupe sont malades", indique Jean-Philippe Depoix. Et de citer Gascogne Wood dont la situation ne serait pas reluisante, tout comme la papeterie de Mimizan qui peine à mettre aux normes sa station d’épuration. Gascogne Sack à Mimizan irait un peu moins mal.

Seule l’activité laminates s’en sort bien. Le site dacquois, qui emploie 270 salariés, engrange les commandes. L’usine suisse de cette branche vient d’être vendue à un gros papetier. Reste à céder celles de Dax dans les Landes, de Jarnac en Charente, d’Ensisheim dans le Haut-Rhin et de Linnich en Allemagne.

Face aux quatorze banques qui ont gagé les principales filiales du groupe, l’équipe dirigeante estime que la vente des bijoux de famille est inéluctable. Mardi 12 juin, le collectif CGT va se réunir pour décider des prochaines actions et de la marche à suivre…

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