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L'Usine Santé

L'innovation a un coût, rappellent les industriels de la pharma

Gaëlle Fleitour ,

Publié le

Les laboratoires pharmaceutiques s’apprêtent à mettre sur le marché de nombreuses innovations. Mais les questions de leur financement et de l’image du secteur en France ne sont pas définitivement réglées.

L’innovation est enfin de retour au sein du secteur de la santé. Avec "des résultats peut être moins spectaculaires" visuellement que le CES de Las Vegas… mais à l’impact pour les vies humaines bien supérieur, soulignaient les dirigeants rassemblés mercredi 13 janvier par le syndicat des entreprises du médicament (Leem), qui présentait ses vœux à la presse.

Un accord stratégique sur le prix des médicaments

Médicaments capables de guérir de l’hépatite C, thérapies ciblées dans le traitement du cancer, technologies de la e-santé et des dispositifs médicaux… Une révolution thérapeutique est en cours. Or l’industrie a signé lundi 11 janvier un nouvel accord-cadre avec le CEPS, l'organisme interministériel chargé de fixer les prix des médicaments.

Les discussions ont été longues et douloureuses - neuf mois de débats -, mais fructueuses aux yeux de la pharmacie. Avec la création d'un comité de pilotage paritaire, d’un autre groupe chargé de suivre les dépenses des médicaments et les économies qu’ils font réaliser au système de santé. Sans oublier la garantie de stabiliser durant cinq ans les prix de certains produits innovants…

La réforme du système de santé, au programme des candidats à la présidentielle ?

Comment financer toute cette innovation ? La question n’est pas réglée définitivement pour autant. L’affaire du Sovaldi, qui avait opposé le ministère de la Santé au laboratoire pharmaceutique Gilead sur le prix de ce traitement novateur de l’hépatite C, avait rappelé la question du budget contraint de l’Assurance-Maladie. Et les prix parfois jugés excessifs - même au sein de leur profession - demandés par certains laboratoires.

Le président du Leem, Patrick Errard, appelle pour sa part les futurs candidats à la présidentielle de 2017 à se prononcer sur une véritable réforme du système de santé. Il espère une réflexion commune avec l’ensemble des acteurs : patients, médecins, hôpitaux, payeurs…

Cette union sacrée ne sera pas aisée. Car l’industrie pharmaceutique est encore régulièrement mise en cause sur ses pratiques, à tort ou à raison. Mardi 12 janvier, la ministre de la Santé Marisol Touraine a ainsi appelé les fabricants de vaccins à prendre leurs responsabilités, afin de régler les ruptures d'approvisionnement observées notamment dans le BCG ou la coqueluche. Cette responsabilité est évidemment partagée. Mais le président du Leem préfère lui renvoyer la balle, appelant à une politique vaccinale française plus lisible…

Les pratiques de l’industrie face à l’opinion publique

Le syndicat de l’industrie pharmaceutique sait très bien que les "enjeux de réputation" doivent faire partie de ses priorités. Difficile de convaincre l’exécutif d’instaurer un cadre attractif pour les investissements en santé, comme il le réclame ardemment pour soutenir la production française (voir encadré), sans redorer l’image du secteur et le faire connaître. En 2016, avec l’appui de son comité d’éthique, le Codeem, il va "renforcer l’accompagnement des entreprises sur le plan déontologique".

Gaëlle Fleitour

Sauver la production pharmaceutique française
Comment soutenir la production pharmaceutique, qui s’érode inexorablement malgré l’expertise historique de la France en la matière ? Dans l’accord-cadre signé le 11 janvier, le CEPS s’engage à prendre en compte les investissements en R&D ou en production des entreprises en Europe pour fixer les prix. Mais le syndicat de l’industrie pharmaceutique appelle le gouvernement à aller plus loin. En profitant de deux grands rendez-vous, annoncés d’ici le printemps : le Conseil stratégique des industries de santé et le Comité stratégique de filière.

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