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L'Usine Auto

L'INERIS dépoussière la sécurité autour des batteries électriques

Pauline Ducamp , ,

Publié le

L'Institut a rendu ses conclusions sur les incendies dans un véhicule électrique. Des éléments qui amènent d'autres interrogations sur les risques accidentels des modèles ZE.

L'INERIS dépoussière la sécurité autour des batteries électriques © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Un véhicule électrique se montre aussi toxique en cas d'incendie qu'un véhicule thermique, donc pas plus dangereux. C'est le principal enseignement qui ressort d'une série des tests menés conjointement par l'Institut National de l'Environnement Industriel et des riSques (INERIS), les industriels du secteur, sur demande de l'Etat.

Ces essais grandeur nature ont été organisés avec deux véhicules électriques Renault et PSA et pilotés par l'Institut pour répondre à une question très précise: un incendie qui se déclare dans l'habitacle d'un véhicule électrique peut-il se propager aux autres voitures garées à proximité dans un parking souterrain ?

La réponse est non. Un véhicule électrique qui brûle émet des fumées toxiques, du chlorure d'hydrogène et du fluorure d'hydrogène, le confinement du parking renforce leurs potentiels toxiques. Ces émissions ne concernent pas directement la batterie, puisqu'elles se propagent dans les 10 premières minutes du sinistre alors que l'accumulateur ne serait touché qu'au bout d'un quart d'heure.

Au final, les émissions de fumées toxiques sont certes plus importantes en volume sur un véhicule électrique que sur un véhicule thermique, une fois la batterie partie prenante de l'incendie. Mais l'INERIS a constaté "les émissions significatives de HCL (chlorure d'hydrogène) et de HF, ne semblent pas provenir de l'incendie de la batterie".

Comme dans ce type de sinistre en milieu confiné, une évacuation dans les 10 premières minutes est préconisée, la conclusion est simple : un véhicule électrique qui brûle n'est pas plus dangereux qu'un véhicule thermique en flammes.

Des recommandations ont été émises par le ministère pour sécuriser au maximum les parkings en cas d'incendie d'un véhicule zéro émission  afin  que les délais d'intervention soient aussi courts que sur un feu de véhicule classique. Les places avec bornes de recharge ne seront implantés que dans "les niveaux de parkings les plus faciles d'accès", soit les premiers étages.

Ces zones seront "délimitées par des parois pare-flammes". Si des bornes de recharge sont installées à des étages moins accessibles, elles seront moins nombreuses et isolées. Les véhicules électriques peuvent bien entendu stationner sans recharger dans les parkings et ce, sans restriction.

Plan d'accompagnement des véhicules électriques

Ces tests font partie du plan national pour développer les véhicules zéro émission, une série de mesures pilotée depuis 2009 par le ministère de l'Environnement pour favoriser l'arrivée sur le marché des véhicules électriques. Une partie de ce plan s'intéresse à la sécurité autour des véhicules pour une généralisation sans risques.

En 2010, l'INERIS avait compilé la littérature scientifique sur le sujet et définit différents axes à explorer en matière de sécurité, dont les mesures à prendre sur les places avec bornes de recharge dans les parkings souterrains. A partir du 1er janvier 2012, suivant le décret 2011-873 du 25 juillet 2011, tout nouveau parking (public comme privé) devra en effet disposer de places spécialement dédiées à la recharge des véhicules électriques. Comme les incidents en milieu confiné sont plus sensibles à traiter, c'est cette question des véhicules dans les parkings qui a été défini comme prioritaire par le ministère de l'Environnement.

Une seule situation

Cette étude a une autre vertu : souligner l'ampleur des recherches à mener sur les risques accidentels des véhicules électriques. L'INERIS précise clairement qu'un seul scénario d'incendie a été testé (le feu se déclare dans l'habitacle), dans des conditions optimales (la gestion électronique de la batterie fonctionnait) et avec une seule technologie (les batteries lithium-ion).

"Nous ne pouvons pas dire qu'il n'y a pas d'autres risques" explique la porte-parole de l'INERIS. L'Institut met en avant les différents travaux actuellement menés au niveau international et pointe des éléments dans la construction des voitures qui renforcent leur sécurité, par exemple le carénage de la batterie ou son implantation dans le véhicule.

Récemment, c'est Chevrolet qui a revu différents éléments sur la Volt (structure, système de refroidissement liquide de la batterie), suite à de nouveaux tests d'incendie grandeur nature.

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