L'industrie pharmaceutique résiste en région Centre

A l’occasion de ses rencontres annuelles, Polepharma, le cluster français de la production pharmaceutique, présente une étude soulignant la solidité de la pharmacie en région Centre. L’Usine Nouvelle vous en dévoile les grandes lignes.

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L'industrie pharmaceutique résiste en région Centre

Mardi 24 juin, le cluster français de la production pharmaceutique, Polepharma, organise à Dreux (Eure-et-Loir) ses rencontres annuelles. S’appuyant sur une étude sur "l’industrie pharmaceutique en région Centre", réalisée par Centréco (l’agence de développement économique de la région Centre), la Direccte Centre (direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) et l’Insee Centre, il entend démontrer que la région tient plutôt bien le choc, dans un environnement pharmaceutique très challengé.

Depuis 2012, ce marché hexagonal est en récession. Il a même perdu sa place de numéro un européen au profit de l’Allemagne. Alors que la France était leader sur le marché de la production pharmaceutique européenne, elle a été détrônée en 2008, jusqu’à atteindre le sixième rang en 2011. Ses sites, positionnés sur des produits vieillissants, et non sur les prometteurs bio-médicaments, sont en surcapacités et production.

Servier, Famar et Sanofi : trois gros employeurs régionaux

Depuis 2008, le secteur pharmaceutique français voit donc ses effectifs se réduire. Ils sont passés sous la barre des 100 000 salariés en 2013. Et, tendance inquiétante, cela ne concerne plus seulement les postes de commerciaux dans la visite médicale. 60 % d'entre eux se concentrent dans quatre régions : 24,6 % en Ile-de-France, 16,3 % en Rhône-Alpes, 10,7 % en région Centre et 8,3 % en Haute-Normandie.

En région Centre, le secteur, qui emploie plus de 9 300 personnes, ne perd pas d’emplois. Mais la croissance des effectifs stagne depuis 2010. Pourtant, selon les auteurs de l’étude, "Sanofi, Merck, Ipsen, Servier, Leo Pharma, nombreux sont les laboratoires à s’être implantés en région Centre et à avoir développé de grands sites de production et de recherche".

Depuis quelques années, plusieurs entreprises pharmaceutiques ont développé d’importants programmes d’investissement. Le danois Novo Nordisk a investi 200 millions d'euros en dix ans dans son usine de Chartres (Eure-et-Loir) et a recruté 150 personnes l'année dernière. 40 millions d'euros ont été injectés par le sous-traitant grec Famar à Orléans (Loiret). Le site de Blois (Loir-et-Cher) de l'italien Chiesi a bénéficié d'une enveloppe de 22 millions d’euros fin 2012.

Sans oublier les investissements réalisé par le français Ethypharm à Châteauneuf-en-Thymerais (Eure-et-Loir), les 15 millions d'euros de Sanofi à Tours (Indre-et-Loire) ou encore la nouvelle unité de conditionnement de médicaments d'Innothéra à Chouzy-sur-Cisse (Loir-et-Cher).

Les douloureuses fermetures des sites de BMS et de Sinclair Pharma

Ces investissements se traduisent généralement par des créations d’emplois. Mais, en parallèle comme le relève l'étude, "de grands sites industriels ont fermé, à l’image du site d’Epernon de BMS qui a provoqué le licenciement de 220 salariés en 2010, et Sinclair Pharma, un spécialiste des traitements des affections de la peau et des muqueuses, qui a fermé son unité industrielle de Cléry-St-André (Loiret) en 2013".

C’est sur sa diversité que peut compter la filière pharmaceutique de la région pour se pérenniser. Ses 58 laboratoires - fabricant liquides, stériles, formes sèches, sprays, pâteux et semi-pâteux, dans de multiples champs thérapeutiques- dont 13 façonniers, sont capables de donner une seconde chance à des sites jugés encombrants pour les géants de l’industrie pharmaceutique. Avec 5,3 milliards d’euros, la pharmacie est ainsi le premier secteur exportateur de la région.

Gaëlle Fleitour

Pithiviers, deuxième site français de production de chimie fine

Dans le Loiret, relève l’étude, "la présence de quatre laboratoires - 3M, Isochem, Merck Estapor et Orgapharm - a permis à Pithiviers de devenir le deuxième site de production de chimie fine de France derrière Mourenx, dans les Pyrénées-Atlantiques. Le pôle rassemble 300 salariés." Pour le groupe américain 3M, il s’agit même du seul site de chimie fine dans le monde, exportant à 50 % vers l’Europe, les États-Unis et le Japon. 

 

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