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L'Usine de l'Energie

L'industrie pétrolière en 2064, vue par Jean-Louis Schilansky

Ludovic Dupin

Publié le

Dans la cadre du forum Enerpresse 2014, Jean-Louis Schilansky, président de l’UFIP (Union Française de l’Industrie pétrolière) s’est prêté à un audacieux exercice de futurologie pour imaginer ce que sera le pétrole et l’industrie pétrolière dans 50 ans. Morceaux choisis.

L'industrie pétrolière en 2064, vue par Jean-Louis Schilansky © Pascal Guittet

En 2064, le pétrole, toujours là?

"Oui, le pétrole sera là. La demande d’énergie mondiale va continuer à croître : +30 % en 2035 nous dit l’Agence Internationale de l’Energie. La part du pétrole va diminuer en raison de la lutte contre le réchauffement climatique et de la progression des renouvelables… Mais, en 2040, la quantité absolue de pétrole consommée dans le monde sera plus importante qu’aujourd’hui"

Le pétrole, un produit de luxe ?

"Il y a 50 ans, le prix du pétrole était de 2 dollars par baril. Qui aurait pu imaginer que le baril atteindrait 150 dollars par baril 50 ans plus tard ? Personne ! A ce rythme le pétrole coûterait 75 fois plus cher dans 50 ans…. En vérité, personne n’a d’idée de ce que sera le prix"

Y aura-t-il un pic pétrolier ?

"La notion de pic pétrolier, ça va, ça vient. En 1965, on produisait 50 millions de barils par jour, et on disait que le pétrole serait fini en 40 ans. En 2014, on produit 92 millions de barils par jour. Les frontières technologiques ont été bousculées. Personne n’a vu venir les hydrocarbures non conventionnels. Personne n’a vu l’ampleur que cela prendrait aux Etats-Unis, mais aussi en Chine, en Australie…"

Recherchera-t-on du gaz de schiste en France ?

"Nous ne pourrons rester les seuls en Europe à ne pas y aller alors que l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, l’Espagne et d’autres s’y engagent. L’isolement nous sortira de cette position incroyable où l’on s’est mis. L’économie, elle-même, va nous forcer à chercher des sources de vraies richesses. En 2064, nous verrons qu’on a tellement menti aux Français".

Restera-t-il des raffineries en France ?

"Dans 50 ans, il y aura encore des raffineries en Europe. L’Europe ne pourra pas tout importer depuis les Etats-Unis ou l’Asie. Aujourd’hui, il y a 85 raffineries en Europe, dont 8 en France…. en 2064, il y en aura beaucoup moins. Mais alors, l’Europe aura besoin de grosses raffineries très compétitives".

Quelle sera la carte du pétrole ?

"Joker ! Il y aura un grand changement si on trouve des sources de pétrole et de gaz que l’on n’avait pas avant, à l’image de ce qui se passe aujourd’hui aux Etats-Unis. Ce qui change la dynamique, c’est si des pays consommateurs parviennent à couvrir eux-mêmes une part de leur consommation".

Ludovic Dupin

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