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L'Usine Matières premières

L'industrie européenne du plastique se différenciera par la qualité, selon PlasticsEurope

Franck Stassi , , ,

Publié le

Face au poids pris par la production de l'Asie sur le marché des matières plastiques, les industriels européens doivent renforcer leurs efforts dans les produits de spécialité, plus facilement valorisables, estime leur association, PlasticsEurope. Car c'est bien la compétitivité hors-prix qui leur permettra d'encaisser la volatilité.

L'industrie européenne du plastique se différenciera par la qualité, selon PlasticsEurope © Suez Environnement

La production européenne de matières plastiques a atteint 322 millions de tonnes en 2015, en hausse de 3,4% sur un an. "Elle a repris sa progression au niveau mondial, après un petit arrêt en 2008-2009", commente Michel Loubry, directeur général pour l’Europe de l’Ouest de PlasticsEurope, l’association européenne des producteurs de matières plastiques.

L’Europe se place au second rang de la production mondiale de matières plastiques, ex-aequo avec l’Amérique du Nord, derrière l’Asie. Entre 2009 et 2015, un véritable retournement de situation s’est produit : alors que la part de marché de la Chine passait de 16,5% à 27,8%, celle de l’Europe chutait de 25% à 18,5%, et celle de l’Amérique du Nord de 23% à 18,5%.

Production mondiale de matières plastiques


Source: PlasticsEurope

La chine exporte plus que jamais

L’Asie représente aujourd’hui près de la moitié (48,8%) de la production mondiale de plastiques. Les difficultés économiques rencontrées par la Chine sont à double tranchant pour les industriels européens. "Les usines européennes tournent plus, car la Chine produit moins de produits manufacturés. Cependant, les capacités de production disponibles en Chine et n’accompagnant pas une consommation de matières sur place risquent de déclencher de nouvelles importations sur le marché européen", explique Michel Loubry à L’Usine Nouvelle.

L’importation de matières plastiques ne constitue toutefois pas une nouveauté pour les industriels européens. En Europe, la part des importations pour répondre à la demande en matières plastiques est passée de 12% en 2005 à plus de 16% en 2015, et s’est hissée à 18,9% au 1er trimestre 2016, notamment en raison de l’augmentation des importations en provenance des Etats-Unis. Des coûts de l’énergie et des matières premières bas aux Etats-Unis, liés à l’essor du gaz et du pétrole de schiste, de fortes réserves de pétrole et de gaz au Brésil, et d’importants investissements en Chine amènent de fait les producteurs européens à s’interroger sur leur compétitivité.

Cap sur les plastiques techniques

Pour Michel Loubry, le salut de la filière viendra d’une compétitivité hors-prix, l’industrie européenne de la production de matières plastiques demeurant encore exportatrice nette grâce à sa production de polymères techniques.

"Il faut adapter en permanence la production à la demande, mais il faut aussi nous transformer", exhorte-t-il. Une mutation rendue possible par la présence de "beaucoup de centres de recherche" en France. PlasticsEurope rappelle quelques données chiffrées : alors qu’un produit "standard" se vend aux alentours de 1,2 euro le kilogramme, un produit de spécialité s’écoule pour sa part au minimum à 4 euros le kilogramme, "voire bien plus". Ces matériaux présentent des spécificités liées à leurs performances, par exemple pour améliorer la durée de conservation des aliments ou permettre, dans l’industrie automobile, de concevoir des voitures plus légères.

La baisse des prix du pétrole a, en 2015, aidé les industriels européens. "De 2008-2009 à 2013, les années ont été difficiles. Heureusement, les ressources fossiles étant bon marché, l’industrie plastique a retrouvé de l’oxygène", commente Michel Loubry. Il assure que les industriels ont répercuté ces changements auprès de leurs clients : "nous étions aux alentours de 1700 euros la tonne sur le polyéthylène en juin 2015, nous avons fini l’année aux alentours de 1300 euros la tonne". Lorsqu'elle se confirmera, la remontée des prix de l’or noir mettra de nouveau à l’épreuve la capacité de résistance des industriels européens.

Franck Stassi

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