[Baromètre] L'industrie en mal d'apprentis

Notre baromètre montre que les industriels comptent sur l’apprentissage pour régler leurs problèmes de compétences, mais butent sur un manque de candidats motivés.

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[Baromètre] L'industrie en mal d'apprentis
Un apprenti en formation dans l'usine d'ustensiles de cuisine haut de gamme De Buyer dans les Vosges.

Les décideurs de l’industrie apprécient l’apprentissage. Interrogés par "L’Usine Nouvelle", ils sont 89 % à affirmer qu’avoir été formé par cette voie constitue un atout pour un candidat, lors d’un recrutement. À leurs yeux, l’apprentissage représente avant tout un moyen privilégié de former à leurs métiers en vue d’une embauche, notamment pour faire face à des difficultés de recrutement. L’industrie privilégie les profils les plus qualifiés. Le niveau de diplôme qui intéresse le plus les entreprises, notamment les PME et les ETI, est le bac +2. Les grandes, elles, préfèrent les masters et les diplômes de grandes écoles. Seules 13 % des entreprises, surtout des TPE et des PME, recrutent encore des apprentis préparant un CAP ou un BEP. Logiquement, ce sont elles qui accueillent les apprentis les plus jeunes (de 15 à 18 ans), quand les grandes prennent les plus âgés.

La principale difficulté rencontrée par les employeurs pour trouver des apprentis vient du manque de candidats. Ils sont peut-être trop nombreux à attendre que les jeunes arrivent à eux : plus de la moitié recrutent à partir de candidatures spontanées, alors qu’il faut aller chercher, séduire, convaincre… Quant aux problèmes rencontrés pendant l’apprentissage, ils viennent du manque de motivation et de savoir-être, deux qualités qui arrivent en tête des plus recherchées lors d’un recrutement, bien avant les compétences techniques. Motif d’inquiétude pour le développement de l’apprentissage : 60 % des décideurs de l’industrie ne connaissent pas le contenu de la réforme votée en septembre dernier. Alors même qu’elle doit résoudre ce qu’ils estiment être le deuxième frein à l’apprentissage, l’inadéquation des formations à leurs besoins.

4 Commentaires

[Baromètre] L'industrie en mal d'apprentis

Gazon
18/04/2019 18h:01

J au du mal à croire qu un article de l usine nouvelle, pour illustrer ses propos, propose une photo d une machine 3 axes traditionnelles des années 1960. Nos apprentis en CFA comme en BTS ou lycée pro sont sur une autre chose maintenant : CFAO type TOP Solid, centre d usinage à commande numérique 4 axes ou 5 axes entièrement pilotés et intégrés, connectés. Et la fabrication additive aussi. Prochaine fois, je propose une illustration Charlie chaplin des temps modernes !!!! En noir et blanc bien sûr.

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Réaction(s)
outilleur
19/04/2019 13h:52

cher monsieur Gazon , sachez qu'un bon technicien en outillage , avant de piloter un centre d'usinage , de fabriquer des pièces en fabrication additive , doit d'abord toucher la matière , savoir calculer une vitesse de coupe , comprendre les efforts d'usinage , savoir ajuster , rectifier , limer !! pour ceux qui ne savent meme plus ce qu'est une lime .... dommage aujourd'hui qu'on veuille sauter les étapes avec toutes les lacunes que cela entraine . les fondamentaux ne doivent pas etre oubliés . imaginer qu'un élève sortant de classe de 3ème apprenne en 3 ans à envoyer une fusée sur mars parait utopique . laissez les société former leurs apprentis de la meilleure facon possible pour leur donner les bagages adéquats à leur carrière future au sein de la société ou ailleurs . Meme si cela vous parait réducteur d'imaginer un BTS fraiser un bloc de matière comme il y a 40 ans . A méditer ...

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David
19/04/2019 16h:39

L'industrie mondiale n'est peut-être pas équipé à 100% en CFAO, 5 axes connectés et en fabrication addictive. Une machine d'usinage traditionnelle peut être amplement suffisante pour certaines applications. Le monde industriel ne fonctionne pas grâce à des subventions pour financer l'achat de machines dernières générations, cela répond à un besoin avec une étude d'investissement et un calcul d'amortissement. Le fond de cet article n'est pas une machine des années 1960 encore utilisé aujourd'hui, mais bien la question des apprentis dans le monde professionnel, je doute de l'expertise machine d'usinage des journalistes ayant rédigé cet article. Enfin, ce n'est qu'une photo, elle ne dit pas que cette entreprise n'est équipé que de cette machine d'usinage et que ce jeune en formation est là pour se former sur l'usinage.

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Formateur
26/04/2019 08h:14

Je suis totalement d'accord avec les commentaires d'Outilleur. Mais pour la photo ce n'est pas normal d'avoir diffusé cette photo de fraiseuse Dufour numérisée, non cartérisée, donc non homologuée pour la formation d'un apprenti. Malheureusement la formation des jeunes doit suivre des référenciels dans lesquels de nombreux savoirs faire ont disparus, comme l'ajustage ou le travail sur des machines taditionnelles, pour très rapidement aller vers des machines à commandes numérique. Pour l'ajustage, je ne suis plus disponible, car je souhaite profiter de ma retraite encore quelques années. Et malheureusement, il est très compliqué de trouver de bonnes limes d'ajustage.

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