L’industrie du plastique n’échappera pas à "une restructuration certaine" en Europe

Asie, Moyen-Orient, Etats-Unis… Face aux grands moyens déployés par ses concurrents, l’industrie européenne du plastique perd des parts de marché. En France, elle espère trouver son salut dans le recentrage sur les matières plastiques de spécialités.

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L’industrie du plastique n’échappera pas à

En 2013, l’Asie s’est octroyé 45% de la production mondiale de matières plastiques, qui a frôlé les 300 millions de tonnes, en croissance de 4%. Tandis que l’Europe, avec 20%, voyait sa part chuter de 4 points en quatre ans… Face aux grands moyens déployés par l’Asie et le Moyen-Orient pour se doter de nouvelles capacités de production, et l’accès aux matières premières à prix compétitif et au gaz de schiste sur le sol américain, l’industrie chimique européenne perd de la compétitivité. Et sa branche plastique ne pourra pas échapper "à une restructuration certaine en Europe", estime Michel Loubry, directeur général pour l'Europe de l'Ouest de PlasticsEurope, l’association européenne des producteurs de matières plastiques.

Si rien n’est fait, alerte-t-il, les fermetures d’usines pourraient concerner à court terme quatre millions de tonnes, soit 12 % de la capacité actuelle, essentiellement des commodités. Même s’il veut se montrer optimiste : "Les rationalisations vont permettre à l’industrie des matières plastiques d’être plus efficace sur le plan énergétique, de réduire son impact sur l’environnement et de se focaliser sur la fourniture de valeur ajoutée, veut croire Michel Loubry. Sur le long terme, la part la plus importante de la consommation européenne devrait toujours être produite en Europe."

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La reprise de la production française ?

En attendant, la situation est aussi inquiétante en France, où la production de matières plastiques a chuté de 1,8% l'an dernier. La restructuration s’intensifie notamment dans le PVC. Deux ans après la cession par Arkema de sa branche PVC, devenue Kem One, son concurrent Solvay a décidé de se désengager de sa propre activité PVC par le biais d’une joint-venture avec le pétrochimiste Ineos, validée il y a quelques jours par la Commission Européenne.

Mais "le retournement est dans l'air" dans l’Hexagone, assure Michel Loubry, grâce au recentrage sur les matières plastiques de spécialités. La production de plastique devrait donc repartir à la hausse cette année, avec 2,5% de croissance. Mais la filière plastique, soit 3 860 entreprises et 141 400 salariés en France, ne se limite pas à la production, qui représente 8,4 milliards d’euros de ventes. La transformation des plastiques, plus dynamique, représente ainsi 24 milliards d’euros de chiffre d'affaires.

Gaëlle Fleitour

Des clients européens en meilleure forme

Avec 46 millions de tonnes de matières plastiques vendues en 2013 à ses clients (emballage, BTP, automobile, aéronautique, agriculture, médical, équipement de la maison…), on est encore loin des niveaux d’avant-crise pour l’industrie plastique européenne. Mais une reprise se ferait sentir de la part des principaux clients : l’industrie automobile (8,2% de la demande) et la construction (19,5%) redécolleraient enfin, tandis que le secteur des boissons et de l’agro-alimentaire (39,5%) qui n’avait pas trop souffert, reste stable.

 

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