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L’industrie du nautisme, un poids de 5 milliards dans l’économie mais "les vocations se perdent"

Sybille Aoudjhane , ,

Publié le

Haubans et drisses retentissent Porte de Versailles, le salon du nautisme a commencé. Une occasion pour les membres de la communauté marine de promouvoir leurs métiers, pas assez valorisés selon eux malgré le poids économique du secteur. 

L’industrie du nautisme, un poids de 5 milliards dans l’économie mais les vocations se perdent
Environ 200 000 personnes se sont rendues au salon nautique de 2016.
© Sybille Aoudjhane

"Le seul salon nautique dans une capitale" ouvre ses portes à Paris pendant 9 jours : du 2 au 10 décembre. Grouillant d’animations et de bateaux en tous genres, ce salon est l’occasion pour le monde marin de faire sa promotion. Car pour Yves Lyon-Caen, président de la Confédération du Nautisme et de la Plaisance, l’attractivité des métiers de la mer manque à cette filière. Ce sont des "domaines ignorés par l’éducation nationale", se rend-il à l’évidence.

Pourtant, le monde nautique a un fort poids économique. Il y a entre 5 et 10 millions de pratiquants, qu’ils soient assidus ou occasionnels. Jean Kiffer, vice-président de la Confédération de Nautisme et de la Plaisance estime à 5 milliards le poids brut des industries marines. Un chiffre qui peut monter à 15 milliards en prenant en compte les secteurs induis, "par exemple de nombreuses personnes habitent en bord de mer pour ses activités, mais il est difficile d’avoir le chiffre exacte de l’influence nautique dans l’immobilier des régions", explique-il.

"Il y a une dévalorisation du métier"

La priorité de 2018 est de rendre ce monde plus attractif pour stopper la baisse des vocations. Communiquer et surtout faire évoluer la formation et les métiers sont au cœur des stratégies. "Il faut organiser une mobilité interprofessionnelle, car le travail ne manque pas mais les vocations se perdent", insiste Yves Lyon-Caen. Sébastien Pilard, membre du conseil régional des Pays de la Loire est de cet avis. Pour lui, il y a une réelle culture du "col blanc" qui s’est développée en France qui déprécie le monde marin. "Les métiers de la main doivent être remis au cœur de notre société, c’est une bataille culturelle, insiste-il, on ne stimule pas à être soudeur ou chaudronnier, il y a une dévalorisation du métier". Selon lui, la solution est de remettre l’accent sur les "études courtes et les reconversions", ajoute-il.

La communauté nautique a pourtant confiance dans le gouvernement dirigé par un premier ministre particulièrement sensible aux questions marines. Le 21 novembre dernier, Edouard Philippe ouvrait les assises de l’Economie de la Mer avec ce discours : "comme beaucoup ici, la mer, je suis tombé dedans quand j’étais petit. La mer, dans ma famille, était une profession. Elle était une passion". 

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